Famille Bào

       Assis tranquillement dans un fauteuil, lisant un livre, Meng Bào, chef de la Triade du jade, jetait de temps à temps un œil vers le tapis au centre de la pièce. Sa femme Jiao s’amusait à tournoyer, autour d’elle en tenant un jeune garçon, de deux ans environ, dans ses bras. Celui-ci criait de joie et son rire communicatif était agréable à entendre.

 

       Pour une fois que le chef avait un peu de tranquillité, il s’était empressé de s’enfermer dans sa salle préférée. Cela faisait du bien de pouvoir juste lire. Son jeune garçon Jian avait fini par le rejoindre. Celui-ci était devenu un magnifique petit démon, aux yeux noirs comme les abysses. Dès qu’il avait su marcher, il s’était souvent éclipsé à travers toute la maison pour la visiter. Il en était devenu la mascotte. 

 

       Tous les employés faisaient attention à ce petit bout, affichant toujours un sourire aux lèvres. Même les plus dures à cuir se laissaient avoir par sa petite mine toute mignonne. L’inconvénient, ils oubliaient facilement qu’il était le fils de la Matrone. Jiao était, ainsi, surnommée par les femmes et par certains hommes. 

 

       À l’origine, Jiao Bào était une cousine éloignée. Elle devait être mariée à un vieil homme d’affaires, choisi par ses parents. Ceux-ci lui avaient laissé trop de liberté alors ils décidèrent de resserrer la ceinture de cette façon. Mais, la jeune femme ne voulait pas être la gentille épouse d’un vieux crouton. 

 

       Elle tenait à sa liberté de vivre et à sa liberté d’expression. Alors, elle se sauva de chez elle pour se rendre à la maison mère. Elle arriva abruptement. Elle força presque le passage vers le bureau du Maître des lieux. Elle lui ordonna de l’écouter. Meng l’avait observé un long moment en silence avant de faire sortir Fang. 

 

       Il l’avait écouté. Toute la maisonnée en avait été choquée. Une étrangère se permettait ce genre d’attitude envers le Maître. Et pourquoi l’avait-il écouté ? Pourquoi ne l’avait-il pas jeté dehors comme une malpropre, sans éducation ? Ils furent encore plus choqués quand ils apprirent que cette jeune femme deviendrait leur Maîtresse dans quelques mois.

       Mais, quelques jours plus tard, tout le monde l’adopta sans s’en rendre compte. À vrai dire, tout le monde ne l’appréciait pas. Ce serait mentir. Quelques femmes ne l’appréciaient pas le moins du monde. Elles adoraient jacasser derrière son dos. Mais, c’était purement et simplement de la jalousie.

 

       Jiao était un rayon de soleil dans la vie de Meng. Il avait toujours eu une enfance solitaire due au fait qu’il devait être l’héritier. Ses frères et sœurs l’enviaient. Il avait le droit à la reconnaissance de leur grand-père. Mais, Meng aurait bien aimé ne pas l’avoir cette reconnaissance. 

 

       Elle lui avait porté de la souffrance et de la solitude. S’il n’apprenait pas assez vite selon le gout du grand-père, il recevait dix coups de cravache dans le dos. D’autres fois, il devait courir autour de la maison pendant deux heures d’affiler. Il le maudissait. Mais, son grand-père se fichait d’être aimé ou pas de ces hommes ou de sa famille. Il se prenait pour le maître et il le faisait sentir.

 

       Quand Meng atteignit ces dix-huit ans. Son grand-père ne lui laissa aucune liberté. En moins de temps pour le dire, il fut marié d’office avec la femme choisie pour lui, depuis sa naissance. À cette époque, Meng n’avait pas encore la force de s’opposer. Il avait été trop endoctriné pour cela. Zhu-Yi avait été sa femme. Il ne l’aimait pas. 

 

       Mais, elle lui avait vite donné un fils, Liang. Enfin, il avait cru au début que c’était le sien. Ensuite, elle lui avait donné Li et Qiang. Meng devait bien avouer qu’il les avait eus juste pour satisfaire son grand-père. Mais, maintenant, quand il les voyait, il ne les regrettait pas le moins du monde. Ces enfants étaient sa raison de vivre.

 

       Et puis, il y avait eu le drame. Liang avait tenté de tuer son jeune frère Li. Pourquoi ? Pour quelle raison ? Meng n’en avait pas cherché. C’était assez évident. Il bannit Zhu-Yi, la responsable de ce malheur. Son grand-père s’y opposa évidemment. Mais, pour la première fois de sa vie, Meng se rebella. Plus personne ne prendrait le dessus sur lui. Plus personne ne lui fera faire ce qu’il ne désire pas.

 

       Meng parvient à prendre les règnes de la famille aux mains de son grand-père. Celui-ci se retrouva isolé et il mourut seul, abandonné. Liang fut retiré des registres de la famille Bào, puisqu’il se révéla être le fils d’un simple employé, amant de Zhu-Yi. Meng s’en voulut de n’avoir pas réagi à temps. Li avait été énormément touché par la trahison de son frère aîné. Heureusement, Qiang était là pour dérider un peu le plus âgé.

 

       Et puis, un jour, une magnifique jeune femme de caractère était apparue devant lui. Il s’en souvenait. Il l’avait déjà rencontré dans le passé alors qu’il venait d’être battu par son grand-père. Il venait d’avoir ces huit ans. Il avait aperçu une jeune fille de deux ans sa cadette. Elle portait une robe jaune très chic pour son âge et ses cheveux noirs étaient attachés en queue de cheval. Elle tentait de pêcher dans le lac de la cour de la maison mère. Il l’avait observé un long moment en silence. 

 

Et puis, il lui avait dit d’arrêter de se ridiculiser, car il n’y avait aucun poisson. Elle l’avait regardé, comme halluciné. Puis, elle lui avait alors lancé : « Faut avoir de l’imagination, mon coco. Si tu restes enfermé dans ton cocon de réalité, jamais tu ne pourras voir la vie comme elle peut être colorée ». 

 

Ensuite, elle avait recommencé sa pêche comme si de rien n’était. Meng avait continué à l’observer. Il n’avait pas su quoi répondre. Sa vie serait toujours grise. Il ne savait pas ce que c’était une vie colorée. La voix de son grand-père l’avait rappelé à l’ordre. Il s’était vite empressé d’obéir, mais avant de partir trop loin, il entendit clairement la petite fille de six ans à peine dire : « Un jour, je serais à toi et la vie colorée, je te la montrerai. » Pour une raison inconnue, il l’avait cru. 

 

       Alors la revoir après toutes ces années lui avait mis du baume. Mais, il pouvait constater que cette gamine a la langue bien pendue, n’avait pas changé d’un iota. Elle restait elle-même, avec sa folie. Elle n’avait pas peur de dire ce qu’elle pensait, elle n’avait pas peur de mettre un coup de poing à un type plus grand et plus fort qu’elle. Elle pouvait rire de tout et puis se mettre à pleurer l’instant suivant. Pour Meng, Jiao était un tourbillon et elle avait tenu parole. 

 

       Il avait même construit un sous-sol, appelé la fosse rien que pour les bestioles favorites de cette demoiselle. Jiao avait une fascination presque morbide pour les serpents, en tout genre. Elle était pratiquement immunisée contre tous les poisons. Elle aimait s’y rendre et les prendre dans ses bras. Elle disait souvent qu’ils lui redonnaient de l’énergie. 

 

       En fait, pour tout le monde, dans cette maisonnée, Jiao, la charmeuse, pouvait faire ce qu’elle veut du chef, Meng. Il lui cédait tout sans la moindre hésitation. Comment une simple bonne femme avait-elle réussi ce miracle ? Voilà une des raisons les plus enviables et les plus jalousées.

 

       La voix de sa femme fit lever les yeux à nouveau de Meng de son livre. En fait, il n’avait pas avancé d’un iota. Il préférait observer sa femme et son fils jouer. Jiao finit par se laisser tomber sur le sol avec son fils. Elle le serra contre elle en criant comme à son habitude. 

 

— Mon bébé d’amour !!! 

 

       Le jeune garçon se mit à rire. Il déposa un baiser sur la joue de sa mère avant de s’échapper pour filer vers son père. Il grimpa sur le canapé avec une certaine difficulté. Mais, il refusait de l’aide. D’un geste, il éjecta le livre des mains de son père pour s’asseoir sur les genoux, mais de façon à être face à lui. 

 

Il affichait un sourire en coin. Meng l’observait, sans sourire comme à son habitude. Attitude qui perturbait beaucoup d’interlocuteur, mais cela ne semblait pas choquer ou traumatiser le jeune garçon. 

 

— Papou ! laissa-t-il échapper avant de s’amuser à tirer les joues de son père comme s’il tentait de le faire sourire. 

 

       Jiao, tout en riant de la vision du père et du fils, se releva pour se laisser tomber auprès de son époux sur le canapé. Elle posa sa tête sur l’épaule de Meng. Elle leva une main pour caresser la joue de son fils. 

 

       D’un coup, Jian laissa retombait ses bras. Il pencha la tête sur le côté, le regard dans le vide. Jiao soupira. Son fils avait reçu un don, comme le sien. Elle se maudissait de lui avoir légué, car depuis sa grossesse, elle l’avait perdu. Elle se redressa légèrement. Elle sentit son époux se tendre. Finalement, le petit garçon cligna des yeux comme s’il se réveillait. Il secoua la tête. Il finit par dire en levant les yeux vers son père. 

 

— Papou, lettre, fille, danger. 

 

       Après avoir sorti les mots, Jian se mit à bâiller comme si son énergie s’était envolée. Meng le souleva pour mieux l’installer. Dès qu’il fut mieux assis, le petit garçon posa sa tête contre le bras solide et sécurisant de son père pour s’endormir. Meng restait silencieux. Jiao se mit à gémir. 

 

– Je suis désolée. Je savais bien que je n’aurais pas dû avoir d’enfant.

 

       Elle posa son front contre le bras de son mari. Celui-ci soupira. Il posa sa main sur celle de Jiao. Il finit par dire :

 

— Je t’ai souvent entendu dire des âneries, mais là tu dépasses ta bêtise, Jiao. 

 

       Aussitôt, la jeune femme se redressa. Elle tira la langue à son mari, boudinant légèrement. 

 

— Mais euh ! J’ai vécu le rejet des autres à cause de ce maudit don. Même mon père me traitait de folle à lier ou de démon. Et puis, il y a ces débiles avec leur secte à la noix. Je veux que mon bébé ait une vie normale. 

 

— Nous allons lui donner une vie la plus normale qui soit. Il n’arrivera rien à Jian. Personne ne touche à mes fils.

 

       Jiao sourit devant la déclaration. Elle sauta presque sur Meng pour déposer un baiser sur la joue.

 

— Je t’adore.

 

— Raah ! Mais, tu n’es pas possible. Tu vas le réveiller.

 

       Jiao gloussa. Elle savait bien qu’elle mettait son mari mal à l’aise avec ces effusions, même s’il gardait toujours un visage impassible. Pour reprendre contenance, Meng demanda :

 

— Est-ce toujours ainsi ? Va-t-il avoir des absences et puis sortir des mots à déchiffrer ? 

 

       La jeune femme s’installa plus au fond sur le canapé. Elle se passa une main dans ces cheveux noirs. Son regard fit le tour de la pièce. C’était une petite pièce intime et relaxante. Une immense bibliothèque occupait tout un mur, près d’elle se tenait le canapé en velours beige où ils se trouvaient actuellement. Une petite table se trouvait devant eux, reposée sur un grand tapis moelleux. 

 

— Non, il est petit alors il fait comme il peut. C’est difficile à décrire. C’est comme s’il recevait une info, parfois c’est précis et parfois c’est flou. Tu te souviens la première fois où on s’est vu ? Quand grand-père t’a appelé ce jour, j’ai eu comme une vision. C’était bizarre, mais bon, je suis bizarre donc…

 

       Meng jeta un coup d’œil à sa femme. Elle avait le regard perdu dans ces souvenirs.

 

— C’est bien de reconnaitre que tu es bizarre.

 

— Mais ! Arrête de te moquer.

 

— Alors, en quoi cette vision était bizarre ? 

 

— Ne ris pas. 

 

       Meng releva un sourcil perplexe. Il n’avait jamais ri de sa vie, mais avec sa femme, il se disait souvent que l’envie lui venait trop souvent, surtout ces derniers temps. Jiao lui lança un regard de menace. Un léger sourire s’esquissa sur les lèvres de son mari. La jeune femme se sentit fondre comme neige au soleil. 

 

— Mais, tu le fais exprès, Meng. Ce n’est pas juste.

 

       Jiao donna un léger coup sur le bras de son mari. Un grognement se fit entendre. Le mari et la femme posèrent aussitôt leurs yeux sur leur fils endormi. Celui-ci dormait à poings fermés. Jiao émit un petit rire, amusé. 

 

— Il est trop mignon. Comment ai-je fait pour faire un gosse aussi adorable ? Bon, c’est vrai que tu m’y as un peu aidé. 

 

— C’est bien de le reconnaitre, murmura Meng, pince sans rire. 

 

— Rah ! Mais ! Tu as fini, oui ? 

 

       Reprenant son sérieux, Jiao finit par raconter. 

 

— C’était comme un tableau. Je te voyais dans une allée très sombre, mais tu te dirigeais vers la lumière au loin. Une silhouette féminine attendait. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j’ai su que c’était moi.

 

       Elle jeta un coup d’œil vers son époux, mais celui-ci continuait à fixer son fils endormi. D’un seul coup, il laissa échapper surprenant sa femme de surprise. 

 

— Cela ferait un magnifique tableau. Qu’en penses-tu ? 

 

       Jiao ouvrit la bouche, saisie. Pour une fois, elle en avait perdu les mots. Un autre sourire apparut sur les lèvres de Meng. Elle fronça les sourcils avant d’éclater de rire. 

 

– Tu as gagné. Je n’y crois pas. Je me suis fait avoir en beauté. J’espère que tu n’as pas refilé ce côté démoniaque à notre fils. 

 

       À cet instant, une cavalcade se fit entendre. La porte s’ouvrit violemment faisant apparaitre un des jeunes maîtres de la famille, suivi de l’aîné juste dernière beaucoup plus calme. 

 

— Qiang, tu aurais pu frapper avant d’entrer, s’indigna son frère Li. 

 

       L’interpellé haussa les épaules. Pourquoi devrait-il le faire ? Il était chez lui. Son frère avait vraiment de drôle de réflexion. En apercevant ces parents, il s’en approcha rapidement pour se planter devant eux. 

 

– Salut, P’pa. Salut, Jiao. 

 

       Li s’approcha plus calmement de sa famille. Son regard était posé sur son petit frère endormi. Il était un peu déçu. Il aurait aimé jouer un peu avec lui avant d’avoir trop de charges à accomplir. Il salua tout de même sa famille à son tour. Jiao réagit alors rapidement. Elle attrapa le bras du fils aîné pour le faire chavirer dans ses bras. Li poussa un petit cri de stupeur. Il tenta de s’échapper, mais la jeune femme le gardait serrer entre ces bras. Elle riait. 

 

       Qiang râla évidemment. Et pour le faire comprendre, il sauta dans les bras de sa belle-mère. Celle-ci le réceptionna avec autant de plaisir. Li n’avouera pas qu’il adorait être pris dans les bras par Jiao. Sa vraie mère ne lui avait offert autant de chaleur et de gentillesse sans rien demander en retour. 

 

— Alors, mes trésors. Comment était-ce l’école aujourd’hui ? 

 

— Barbant comme toujours, répondit, sans surprise, Qiang. 

 

— Et toi, Li ? 

 

       Le garçon, âgé de douze ans maintenant, haussa les épaules. Que pouvait-il dire ? Que la plupart des élèves soient l’éviter, soit lui lécher les bottes pour avoir sa reconnaissance ? Il n’avait pas besoin de lèche-botte. Il voulait juste un ami, sincère. Est-ce qu’un jour, il en aura au moins un ? Ce serait trop demandé, non ? 

 

       Avec un autre effort, il parvient à se libérer de l’emprise de sa belle-mère. Il se tourna vers son père. Il hésita un instant, mais celui-ci le devança :

 

– Non, Li. Il n’y a encore aucun rien sur le meurtrier. La police est au point mort.

 

— On se demande ce qu’il foute. 

 

— Jiao, l’inspecteur Cheng est loin d’être un fainéant. Mais, comment veux-tu avancer dans une enquête quand on te met des bâtons dans les roues ?

 

— Si tu le dis… Ne t’inquiète pas mon chou, on finira par l’avoir. 

 

       Li hocha la tête. Il soupira. Il finit par dire :

 

— Je vais emmener Jian dans son lit. Il y sera mieux.

 

— Non, c’est moi qui le porte, grailla Qiang. 

 

       Il fit le geste de s’approcher, mais son frère l’en empêcha. Le garçon grailla. Il était le plus costaud des deux. Pourquoi n’arrivait-il jamais à prendre le dessus ? Jiao attrapa le garçon, boudeur. Elle lui déposa un baiser sur le front. 

 

       Sans le moindre effort, Li parvient à soulever le petit garçon de deux ans. Celui-ci bougea pour lier ses bras autour du cou de son frère aîné, toujours endormi. Alors qu’il se dirigeait avec son fardeau et de Qiang le suivant comme son ombre, Fang Wei, le bras droit de son père fit son apparition. 

 

— Pardonnez-moi de vous déranger, Maître. Mais, nous venons de recevoir cette enveloppe. Elle semble très importante.

 

       Meng et Jiao se regardèrent avec le souvenir en tête les mots de Jian : « Lettre, fille, danger ». 

 

       Dans un pays, très éloigné, un homme venait de recevoir un courrier important. Enfin, il l’était pour lui. Dedans, la lettre l’informait d’une vente avec son lieu et son heure. Dans l’enveloppe, il en sortit également des photos représentant trois garçons, dont deux très jeunes et une petite fille, toute mignonne. Il se lécha les babines.

 

       Il prit son téléphone avec impatience. Il composa un numéro. En peu de temps, il parvint à avoir une place dans le prochain avion en partance pour la Grèce. Il prévient également son frère de son absence. Celui-ci se trouvait avec son fils.

 

       L’homme eut un sourire mauvais envers le gamin de douze ans. Il le vit alors détourner le regard de dégout. Il eut un petit rire de satisfaction. Combien de fois avait-il tenté de l’avoir entre ses mains ce gamin ? Il y a un an, il avait presque réussi. Il l’avait coincé dans la cave. Mais, par malchance, il avait été appelé d’urgence. Alors, il s’était vengé en lui donnant une peur bleue grâce à un boa.

 

       Son frère lui souhaita un bon voyage et de bien s’amuser. Le gamin lui tressaillit. Il se sentait soulagé de plus avoir la menace de son oncle sur son dos, mais il comprenait à demi-mot que l’amusement de cet homme ne serait pas du goût de tout le monde. Le garçon n’avait jamais prié de sa jeune vie, mais cette fois-ci, il le fit. Espérant que son appel soit entendu pour sauver les futures victimes de Yakov Raskin.