Michio Nael 8

       Tout le reste de cette première journée, Rafael resta dans sa chambre. Il ne voulait plus voir du monde. La peur s’insinuait en lui. Il avait peur de se réveiller et de s’apercevoir que tout ce qu’il venait de vivre était en réalité un rêve. Le soir, Manu monta avec un plateau de victuaille.

 

        La porte de la chambre n’était pas fermée afin de laisser le chat sortir à son gré. Manu resta un instant à observer son neveu endormi en fœtus. Le corps abandonné au sommeil tremblait par moment. Manu pouvait entendre un gémissement ou un sanglot. Il pénétra dans la pièce. Il déposa le plateau sur le bureau.

 

       Il s’installa ensuite sur le lit. Haru releva la tête pour observer un instant l’humain. Voyant que celui-ci ne faisait rien à son nouveau maître, le chat se rendormit en boule contre le ventre de Rafael. Manu posa une main rassurante sur la tête de son neveu. Il lui murmura des paroles rassurantes. Les tremblements et les sanglots se calmèrent. Rafael dormait d’un sommeil du juste.

 

       Manu soupira. Il se redressa. Il déposa une couverture sur le corps avant de sortir de la chambre. Ashula l’attendait aux escaliers. Ils se rendirent vers leur chambre.

 

       — J’ai peur Ashula. Serais-je assez fort pour le protéger ? Moira et Sara semblent s’être vite adapté. Mais, je ne sais pas ce que Rafael a pu subir d’autre à part les coups.

 

       Ashula attrapa son compagnon pour le serrer contre lui. Manu enfouit son visage dans le cou. 

 

       — Arrête de te rabaisser, Manu. Certes, tu n’as pas pu protéger ta sœur. Mais, tu n’en es pas responsable. Ludivine ne voulait pas d’aide. Pourquoi ? Tu ne le sauras peut-être jamais.

 

       — Je devais être un mauvais frère.

 

       Ashula poussa son compagnon vers le lit. Celui-ci buta et il chavira sur le matelas. Ashula s’installa en califourchon. Il posa ses mains entre le visage de Manu. 

 

       — Qu’est-ce que tu peux en dire des conneries ? Laisse du temps au gamin, Manu. C’est normal qu’il agisse comme il fait. Il a vécu toute sa vie avec une ordure et du jour au lendemain, il arrive dans un endroit où il peut vivre une vie plus saine.

 

       Manu posa ses mains sur les joues d’Ashula pour l’approcher vers lui. Leurs lèvres se frôlèrent. Ashula le repoussa légèrement. Il n’avait pas décidé d’être docile. Cela ne l’empêcha pas pour autant de déboutonner la chemise de son compagnon.

 

       Manu posa ses mains sur les fesses rebondies d’Ashula. Celui-ci frissonna. Sa peau brunâtre contrastait avec celle plus pâle de son homme. Ashula glissa ses mains vers le bas pour s’attaquer au pantalon. 

 

       — Je peux savoir ce que tu manigances, mon cœur ? 

 

       En réponse, Ashula posa ses lèvres sur le torse pour jouer avec un téton. Comme toujours, Manu sentit une décharge électrique le traverser. Il grogna. Il n’avait pas envie de laisser son cœur le torturer. C’était son travail à lui. D’un coup de rein, Manu changea les positions sous le gloussement d’Ashula et il entreprit de le dévorer convenablement.

 

       

       Le lendemain, Rafael descendit prendre son petit déjeuner. Il ramena par la même occasion le plateau laissé sur son bureau. Rei fut surpris de le voir déjà debout. L’horloge venait à peine sonner six heures du matin. Celui-ci préparait des pancakes. Mais, Rei avait bien du mal. Son bras avait décidé de l’ennuyer.

 

       Rafael s’approcha. Il observa l’homme un moment. Il le voyait en difficulté. Sans rien dire, il poussa gentiment l’homme pour prendre sa place. Rei eut un hoquet de surprise, mais il ne dit rien. Le garçon finit par dire :

 

       — Si vous avez mal, pourquoi insistez-vous autant dessus ?

 

       Rei s’appuya contre un meuble. Il regardait le gamin se débrouiller comme un chef. 

 

       — Je me suis juré que je ne laisserais pas le mal faire ce qu’il veut. Il a déjà détruit un rêve. Je ne veux pas qu’il m’empêche de vivre normalement.

 

       Rafael hocha la tête comprenant en partie.

 

       — C’est tout à votre honneur de vous battre. Mais, demander de l’aide ne va pas faire de vous un lâche. Enfin, je suis mal placé pour vous faire la morale.

 

       — Merci Rafael.

 

       Le garçon se sentit ses joues surchauffées. Il n’avait rien fait. Il jeta un coup d’œil vers l’homme blond près de lui. Il se frottait le bras droit. 

 

       — Est-ce à cause de la drogue ? 

 

       Rei sursauta. Il ne s’attendait pas à ce que le gamin le devine. 

 

       — Oui. Mon oncle voulait faire de moi une marionnette. Comment as-tu deviné ?

 

       Rafael reprit la cuisson des pancakes. Il resta silencieux un moment avant d’avouer. 

 

       — Mon père m’emmenait souvent dans des bars louches. Je n’avais pas le droit de bouger sinon j’aurais reçu une correction en règle. Je le voyais discuter avec des hommes et des femmes. Je ne sais pas de quoi ils parlaient entre eux. Mais, les clients du bar se grattaient souvent le bras. Et certains ne se gênaient pas pour se piquer à la vue de tous.

 

       — Est-ce que ton père t’a déjà injecté de la drogue, Rafael ?

 

       Le garçon s’arrêta un instant. Il semblait perdu dans ses souvenirs. D’une voix monotone, il avoua :

 

       — Il ne me l’injectait pas, il me le faisait inhaler. 

 

       Manu s’appuya contre le mur. Il allait pénétrer dans la cuisine quand il avait entendu la conversation. Il n’avait pas voulu la stopper. Il voulait en savoir plus sur son neveu. Il ferma les yeux. Si seulement, il avait Boris Blackwood en face de lui. Il lui ferait regretter tout le mal qu’il avait fait à son neveu. Il inspira un bon coup avant de se décider à entrer dans la pièce.

 

       Rafael sursauta en entendant du bruit. Il se retourna pour apercevoir son oncle. Il remarqua le regard brillant. Rafael se mordit la lèvre inférieure. Son oncle avait dû entendre la conversation. Le garçon reprit contenance. 

 

       Petit à petit toute la maisonnée se réveilla. Quand tout le monde fut descendu. Ils prirent le petit déjeuner. Les adultes remercièrent Rafael pour les pancakes. Le garçon haussa juste les épaules. La flatterie ne fonctionnait pas avec lui. Ashula signala aux trois enfants de se préparer. Ils devaient se rendre au centre commercial pour renouveler la garde de robe à chacun.

 

       Bien évidemment, Rafael ne fut pas d’accord, mais il dut admettre qu’il n’avait plus d’argent pour payer les vêtements. Il ne pouvait pas vivre convenablement avec seulement un seul vêtement.

 

       Ils se rendirent en voiture vers le centre commercial le plus proche. Bien évidemment, Manu tenta de s’échapper, mais Ashula le connaissant très bien, lui barra la route. Il le menaça de pires représailles s’il ne lui obéissait pas. Rafael eut un léger sourire. Son oncle se faisait mener par le bout du nez par son compagnon.

 

       Ashula se rendit dans tous les boutiques. Manu n’en pouvait plus. Il ne supportait pas les courses. Il détestait par-dessus tout passer tout un après-midi à fouiller dans des boutiques. Il y avait d’autres choses plus intéressantes à faire. Rafael fut bien de son avis, mais il préféra se taire. Il restait avec son oncle pour le soulager. Ainsi, il pouvait veiller sur ses sœurs également. 

 

       Manu lui fit la remarque. Rafael réfuta. Non, il ne s’inquiétait nullement pour ses sœurs. Elles étaient assez grandes pour se débrouiller toute seule. L’oncle se moqua de son neveu. Celui-ci lui lança un regard noir. Ils en étaient à cinquième boutique quand un corps lui tomba sur le dos. Rafael sursauta comme un malade. Un rire retentit à son oreille. Une décharge le traversa aussitôt à travers le corps. 

 

       — Je t’ai attrapé, Raffy !

 

       Le garçon tenta d’éjecter l’insecte sur son dos. Mais, il n’y parvint pas. 

 

       — Bordel ! Je t’ai déjà dit que mon prénom c’est Rafael.

 

       Manu observa la scène. Michio Oda s’accrochait au cou de son neveu. Rafael bataillait avec le nouvel arrivant tout en râlant. L’homme sourit. Son neveu semblait plus vivant. 

 

       — Qu’est-ce que tu fous ici ?

 

       Michio lâcha enfin le rouquin. 

 

       — Comment tu me parles toi ? Pour ta peine, je continuerai à t’appeler Raffy.

 

       — Mais, tu vas arrêter avec ce surnom débile.

 

       — Je n’ai pas envie.

 

       Le nouvel arrivant ne faisait même pas cas de Manu. Celui-ci se sentait un peu seul. Une main se posa sur son épaule. Il croisa un regard vert amusé. 

 

       — Bien le bonjour, Manu.

 

       — Bonjour Renko. Votre petit fils est un sacré spécimen. 

 

       Renko hocha la tête. Michio était en forme depuis ce matin. Il en avait tellement ennuyé son père Luce qu’il avait bien failli être dépecé en petit morceau. Renko l’observa titiller son nouveau camarade de jeu. Combien de temps Rafael allait-il le supporter ? 

 

       Le neveu de Manu finit par remarquer le nouvel arrivant. Il le salua aimablement. Il apprit ainsi que le vieil homme était le grand-père de Michio. Rafael se sentait un peu intimider par l’homme.

 

       — Qu’est-ce que tu fabriques ici, Raffy ? demanda Michio. 

 

       Il eut un nouveau regard noir. Michio sourit, amusé. 

 

       — Rafael ? Bougre d’idiot ! À ton avis ? Qu’est-ce qu’on fait dans un centre commercial ? 

 

       — Mais, ma parole, tu me cherches, Raffy ! Pour ta peine, tu vas m’accompagner. 

 

       Rafael n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit. Michio lui attrapa la main. Il le tira en direction d’une boutique d’art. Renko émit un petit rire. Manu se gratta la tête. 

 

       — Est-ce que cela ira ? Rafael n’a pas l’air ravi. 

 

       — Laissez-les. Si votre neveu ne voulait pas réellement le suivre, il aurait été capable de se libérer. Michio c’est très bien quand il ne faut pas insister.

 

       Manu hocha la tête. Il ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter tout de même. Ashula et les filles revinrent chargés de paquet. Moira et Sara furent très intimidé face à Renko Miori. Celui-ci les invita à boire un café le temps d’attendre les garçons.

 

       Michio ne lâcha pas la main de Rafael. Il le traînait dans la boutique. Il regardait les matériaux de peinture. Il cherchait. Rafael avait bien tenté de libérer sa main, mais son ami ne voulait rien entendre. De guerre lasse, il laissa tomber. Il finit par demander.

 

       — Depuis combien de temps fais-tu de la peinture ? 

 

       Michio s’arrêta devant des fusains. Il en attrapa deux sortes. 

 

       — Depuis tout petit. J’ai commencé sur les murs de la maison. 

 

       — Je n’en suis même pas surpris. 

 

       Michio jeta un coup d’œil vers le rouquin. 

 

       — Tu insinues quoi, là ? C’est la faute à mon père. Il n’arrêtait pas de me mettre au coin. Je m’ennuyais alors je m’occupais comme je peux.

 

       — Il devait avoir une bonne raison pour te mettre au coin. 

 

       Son camarade se mit à rire. Rafael se troubla. Il se demandait bien ce qu’il lui arrivait.

 

       — Je n’y peux rien. C’est trop amusant d’énerver papa Luce.

 

       — Tu as de la chance d’avoir eu un bon père. Tu n’as dû jamais avoir de raclée de ta vie.

 

       Michio jeta un coup d’œil vers son camarade. Il s’arrêta. 

 

       — Non, je suppose que je ne peux pas deviner toute la souffrance que tu as dû avoir toutes ses années. Mais, je sais ce que c’est de recevoir des coups très violent. Je ne sais pas si tu n’en recevras pas d’autres dans ta vie future, mais dis-toi que ton cauchemar est fini.

 

       — Ce n’est pas aussi facile. 

 

       — Évidemment. Vivre n’est pas une chose facile. La vie aime bien mettre des embuches tout le long de notre parcours. Il faut juste réussir à les surmonter et quand tu as des difficultés, tu peux toujours demander de l’aide. 

 

       Rafael baissa la tête. Il connaissait le garçon depuis seulement la veille. Comment pouvait-il lui parler si librement ? Pour changer de sujet, Rafael demanda :

 

       — Où as-tu mis ton frère ? Vous semblez inséparable. 

 

       Michio finit par lâcher la main afin d’attraper un carnet à dessin. Rafael se sentit légèrement démuni. Il se demanda bien pourquoi. 

 

       — Il travaille avec papa Erwan. 

 

       Rafael releva la tête surprise. 

 

       — Je croyais que ton père se nommait Luce.

 

       — Ah ! J’ai deux pères et j’ai deux grands-pères. Un jour peut-être, tu en sauras plus. Mais, pour l’heure, nous allons rejoindre papy Ren. 

 

       Michio se rendit au comptoir pour régler ses achats. Rafael le suivit en silence. Pourquoi voulait-il mieux connaitre son camarade ? Il n’avait jamais eu d’ami. Il n’en avait jamais eu besoin. Pourquoi maintenant ? 

 

       Il marchait juste derrière le garçon. Michio s’arrêta sans prévenir. Rafael le bouscula. 

 

       — Tu me fais du rentre-dedans, Raffy ?

 

       Le rouquin serra les dents au surnom. 

 

       — T’es pénible ! 

 

       Michio émit un rire avant de regarder dans une autre direction. Rafael en fit autant. Il y aperçut une jeune fille blonde de leur âge discutant avec un homme plus âgé. Il semblait très proche tous deux. Il regarda à nouveau son camarade. Il serrait les dents. Le regard plus sombre se durcissait à vue d’œil. 

 

       — Y a-t-il un problème, Michio ?

 

       Celui-ci sursauta en entendant son prénom. Il inspira un bon coup. Il jeta dernier un coup d’œil vers la fille blonde. Il finit par avouer.

 

       — Un problème ? Non, cela ne devrait pas me déranger. C’est un problème entre mon cher frère et le copain de cette nana. 

 

       — Le copain n’est pas l’homme se trouvant avec elle, je suppose.

 

       Michio esquissa un sourire ravi. Enfin, il rencontrait une personne qui lui plaisait. 

 

       — Tu as tout juste. Allez, viens. Papy Ren n’est pas du genre très patient. 

 

       Le reste de l’après-midi, Rafael le passa en compagnie de Michio. Moira et Sara avaient bien tenté de s’approcher de ce garçon excentrique, mais il ne leur laissa aucune chance. Renko les avait invités à prendre un encas. Ensuite, il quitta le groupe demandant à Ashula de déposer Michio au retour. 

 

       Manu n’eut plus d’occasions de parler avec son neveu accaparer par son nouvel ami. Ashula dut réconforter un peu les filles. Rafael ne s’occupait plus à veiller ses sœurs. Il semblait captiver par autre chose. Il l’avait dit. Il n’avait jamais eu d’ami. En tout cas, Manu n’en pouvait vraiment plus. 

 

       Du moment que Michio les accompagnait, il fut décidé de visiter tout le centre commercial. Le bâtiment se trouvait sur deux étages. Les hommes eurent bien du mal à suivre les deux garçons infatigables. Alors que les plus vieux montaient les escalators avec Sara et Moira, les garçons préférèrent les escaliers. 

 

       Quand enfin, ils arrivèrent à l’étage, Manu et Ashula durent les chercher un long moment. Ils les retrouvèrent dans une boutique de livres. Ils discutaient devant tout un pan de mangas. 

 

       — Je vous retiens tous les deux. Vous ne pourriez pas nous attendre. 

 

       Rafael sursauta, comme pris en faute. Michio lui haussa les épaules. 

 

       — Vous êtes lent. On n’y peut rien. 

 

       — Je ne sais pas comment font tes pères pour te supporter à longueur de journée.

 

       Michio émit un rire. 

 

       — Demandez-leur la prochaine fois que vous les verrez. On ne pourrait pas aller manger un truc. J’ai la dalle. Et Raffy aussi. Son estomac n’arrête pas de râler.

 

       — Rafael ! Mais t’es chiant ! Et d’abord, je n’ai pas faim.

 

       — Mais bien sûr ! 

 

       Michio attrapa la main de Rafael à nouveau. Le garçon ne tenta pas de la retirer cette fois-ci. Il se laissa guider. Manu secoua la tête exaspérée. Quand il les rejoignit, les garçons discutaient avec Ashula. Michio n’avait pas lâché la main. 

       Les adultes les menèrent vers un petit restaurant familial. À table, Moira tenta de s’asseoir au côté de son frère, mais Michio la devança à nouveau. Il l’énervait. En plus, Rafael avait fait exprès de s’installer près de la fenêtre. Donc Sara, elle non plus, n’eut pas la chance d’être auprès de son frère. Elle se retrouva assise près de Michio. 

 

       Moira bouda tout le long du repas. Rafael s’en fichait. Il se trouvait assez perturber par la présence de son ami. Il ne parla pas beaucoup, pendant toute la durée du repas, d’ailleurs. Michio n’en avait cure. Il discutait avec Ashula. Il adressait également la parole à Sara. Celle-ci était toute contente. Manu suivait la conversation. Il émettait ses opinions, mais il préférait observer son neveu. 

 

       Rafael regardait la plupart du temps à l’extérieur. Il dévora tout de même son plat avec grand appétit. Michio se moqua de lui. Il en résulta une chamaillerie entre les deux. Manu n’en revenait pas comme son neveu changeait dès qu’il n’avait plus le temps de réfléchir. Pour cela, il remerciait sincèrement Michio de sa présence. 

 

       Le retour se fit dans la bonne humeur. Mais, le silence se fit dès que Michio fut déposé au plus proche du manoir Oda-Miori. Rafael ouvrit les yeux en grand quand il aperçut de loin la demeure de son ami. Michio n’avait jamais manqué de rien. Il devrait se sentir un peu jaloux, comme il pouvait le lire dans les yeux de sa sœur, mais il n’arrivait pas à envier autrui. Il n’en voyait pas l’intérêt. 

 

       Ashula gara sa voiture à l’arrière de la maison. Ils entrèrent comme la veille par la porte-fenêtre. Ludwig et Rei ne se trouvaient pas seuls. Nathaniel et Luka se trouvaient présents. Les filles allèrent les saluer avec plaisir. Rafael fut plus modéré, mais il ne fit pas comme s’il ne les avait pas vus. Mais après, il fila à la moindre occasion vers sa chambre. 

 

       Les nouveaux vêtements se trouvaient étaler sur son lit. Il soupira mal à l’aise. Il finit par les plier et les ranger dans les tiroirs de la commode. Ensuite, il se laissa tomber sur le lit. Haru arriva sur dans la pièce. Il rejoignit le garçon. Il se mit à miauler comme s’il lui racontait sa journée. Rafael sourit. Il le caressa avec plaisir. L’animal se mit à ronronner.

 

       — Haru ? Je crois que je me suis fait mon premier ami.

 

       Le chat donna un coup de tête à son bras avant de l’attaquer gentiment. Rafael se mit à rire. Il s’amusa avec l’animal, jusqu’à que celui-ci en ait assez. Rafael se leva pour se rendre dans la salle de bain. Tout en se déshabillant, il se demandait quand il reverrait Michio.