Chapitre 9

 

         Le printemps venait d’arriver. L’odeur des fleurs s’infiltrait petit à petit à l’intérieur de la vieille maison délabrée. En ce jour du vingt mars, Rafael fêtait ses dix ans. Mais avoir un an de plus, cela ne l’empêchera pas de subir les coups de son père comme à l’accoutumée. 

 

         Les seules fois où il avait enfin la tranquillité étaient quand son père parvenait à trouver du travail. Celui-ci ne durait jamais très longtemps. C’était toujours des contrats à court terme. Et chaque fois, Rafael se faisait passer à tabac. 

 

         Le garçon n’en pouvait plus. Il en avait de plus en plus assez de subir cette vie misérable. Ses sœurs le maintenaient en vie. Car il savait que s’il disparaissait, ses sœurs subiraient à sa place. C’était le deal avec son père. Il ne toucherait pas un seul cheveu des filles à la condition que Rafael faisait tout ce que son père lui demandait. 

 

         Quand Rafael apparut dans la cuisine, il eut la surprise d’avoir un petit gâteau comme petit déjeuner. Moira et Sara lui sourirent et lui souhaitèrent un joyeux anniversaire. Le garçon fut très touché. Avec le peu d’ingrédients qu’ils avaient encore en stock, les filles avaient réussi à lui faire un petit gâteau. Il en oublia un temps son mal de dos et ses douleurs dans les jambes ou les bras. 

 

         Bien évidemment, le petit gâteau n’était que pour lui. Mais Rafael parvint à le partager en trois. Il se garda une part et offrit les deux autres à ses sœurs. Pour une fois, la matinée passa dans le rire. C’était tellement rare les fois où ils arrivaient à rire.

 

         Ensuite, il fut temps de se rendre à l’école. Sara se trouvait en primaire avec eux maintenant. Elle se trouvait dans une classe plutôt calme par rapport à son frère et à sa sœur. Elle n’avait pas de problème particulier. Rafael n’avait plus les plus âgés sur le dos puisqu’il faisait partie de cette catégorie maintenant. Il en était un peu soulagé, mais il se disait qu’il finirait par les revoir quand il irait au collège. 

 

         Le cours fut d’un ennui mortel. Plus d’une fois, il faillit s’endormir. D’ailleurs certains de ses camarades ne se gênèrent pas le moins du monde à le faire. Il n’osa pas même si le maître s’en fichait royalement. À l’heure de midi, il mangea avec sa sœur. Il n’avait personne d’autre. Il n’avait pas d’ami et sa sœur était dans le même cas. Sara avait plus de chance. 

 

         Pour le retour à seize heures, Sara leur parla de ses amis et de sa maîtresse. En tout cas, cette femme enseignait bien et elle semblait apprécier ses élèves. Pourquoi les autres n’étaient-ils pas comme elle ? Un vrai mystère pour Rafael et Moira. 

 

         Leur bonne humeur disparut en apercevant leur père. Celui-ci attendait devant la porte de la maison près de sa vieille camionnette. En les apercevant, il eut un sourire mauvais. Les enfants avaient juste envie de fuir loin de cet homme, mais pour aller où ? 

 

         — Rafael monte dans le véhicule. Je vais te faire ton cadeau d’anniversaire. Tu vas voir, tu vas adorer. 

 

         La peur noua l’estomac du jeune garçon. Il se mit à trembler. Les paroles ne lui disaient rien de bon pour lui à nouveau. Le regard de son père toujours posait sur lui, Rafael se décida à bouger. Il remit son sac à Moira et il obéit à l’ordre. Il s’installa dans le véhicule. 

 

         Boris ne fit pas cas de ses filles. Il les laissa pénétrer dans la maison. Il stoppa juste un temps la plus âgée pour lui refiler un peu d’argent. Avec cette somme, elle devait acheter la nourriture pour eux pour le mois. Moira rangea les sous dans le porte-monnaie qu’elle gardait bien caché sur elle. Elle observa la camionnette disparaitre dans un détour avant d’entrer pour signaler à Sara qu’elle ressortait pour faire des courses. Elle tremblait pour son frère.

 

         Rafael se recroquevilla comme il pouvait dans le véhicule. Son père prenait de la place. Il avait pris de l’embonpoint en deux ans surtout dû à tout l’alcool ingurgité. Où est-ce que son père l’emmenait ? 

 

         Un coup d’œil lui fit apercevoir un des quartiers mal famés de la ville. Il grimaça. Son père l’avait déjà amené dans ce coin pour vendre de la drogue à un bar pourri. Il avait dû attendre pendant presque une heure que son paternel revienne, assis sur une chaise. Il avait eu l’ordre de ne pas bouger sinon il risquait de le regretter. 

 

         Qu’est-ce que ce serait cette fois-ci ? Il le saurait bientôt quand le véhicule s’arrêta devant une devanture qui avait connu des jours meilleurs. Boris descendit suivi par son fils. Il eut un sourire mauvais en apercevant la lueur de désespoir dans le regard de son rejeton.

 

         Attrapant Rafael par les cheveux, il le força à le suivre dans le bâtiment. C’était un bar miteux. Le barman ne devait pas savoir ce que c’était de prendre un bain. Il ne parla pas à Boris, mais il lui fit juste un geste vers l’étage. L’homme se dirigea vers l’endroit toujours en tirant les cheveux de son fils. Rafael serrait les dents pour ne pas crier de douleur. 

 

         Arrivé à l’étage, le père frappa à la porte en face des escaliers. Une voix de femme se fit entendre. Boris entra. Rafael en profita que son père venait de le lâcher pour regarder autour de lui. Il se trouvait dans une chambre dans les tons rouges. Une horreur. La femme lui faisant face devait avoir une trentaine d’années au physique plutôt avantageux. Mais pour une raison inconnue, Rafael la détesta d’emblée. 

 

         Elle avait beau être magnifique, tout en elle respirait la luxure et la méchanceté. Elle portait un doigt manucuré à sa bouche et elle ne se gênait pas pour les détaillés de la tête aux pieds. 

 

Rafael voulait être ailleurs. Il ne voulait pas rester une minute de plus dans cette pièce. Il fit un pas en arrière, la peur au ventre. Il se cogna contre un corps. Il sursauta, mais avant même qu’il puisse se retourner, une main avec un torchon imbibé se posa sur sa bouche et son nez. Son esprit se brouilla aussitôt et il sentit une étrange sensation dans son corps. Il n’était plus maître de lui-même.

 

Il pouvait encore entendre la voix de son père et celle de la femme. La troisième personne le poussa pour le faire marcher. Rafael manqua de tomber. Il fut rattrapé et la personne le tira pour l’éjecter sur le lit. La femme s’approcha du lit et elle laissa ses vêtements tombés. Elle venait de se payer un nouveau jouet pour quelques heures.

 

Quand Boris revint récupérer son fils quatre bonnes heures plus tard, il dut soulever Rafael qui ne tenait pas sur ses jambes meurtries. Le garçon venait de perdre son enfance. Après tout ce qu’il venait de subir, Rafael se demandait sérieusement pourquoi il continuait de vivre. Cette femme l’avait fouetté pendant presque une heure avant de jouer avec son petit corps meurtri. 

 

Tout le long du trajet du retour, Boris se moqua de son fils. Il le rabaissait comme à son habitude. Rafael ne l’écoutait plus. Il se fichait maintenant ce qu’il pourrait lui arriver. Son cœur était mort. 

 

         Arrivé, Boris ouvrit la portière et il éjecta son fils dehors. Rafael s’écroula sur le sol. Dans un crissement de pneu, Boris repartit en sens inverse. Rafael se redressa avec difficulté. Comment arriva-t-il jusque dans la maison, il ne saurait le dire ? Moira se leva d’un coup en le voyant. Elle fonça sur lui pour l’aider. Rafael la repoussa avec violence. 

 

         La jeune fille tomba sur les fesses. Elle leva un regard en larme vers son frère. Celui-ci traversa la pièce en faisant chavirer quelques chaises en son passage un peu chancelantes. Il se dirigea tout d’abord vers les toilettes. Il arriva juste à temps pour vomir jusqu’aux tripes. Quand plus rien ne put sortir, il se releva chancelant et il fonça vers la salle de bain. 

 

         Il s’y engouffra et il ferma la porte à clé. Il se laissa aller contre la porte. Les yeux fermés, les larmes commençaient à couler le long de ses joues. Il serra les dents. Il se déshabilla avec difficulté. Puis, il passa sous la douche. Il ouvrit le robinet. L’eau froide gicla avec violence sur son corps couvert de plaies vivaces. 

 

         La morsure du froid le faisait serrer les dents. Les larmes ne se tarirent pas, elles continuaient toujours leur chemin sur ses joues. Il gardait les yeux fermés. Il éjecta d’un coup sa tête vers l’arrière et il poussa un hurlement de bête blessé. Puis, il se laissa tomber sur le sol serrant ses genoux de ses bras. Il pleura de tout son saoul, de tout son être, de toute son âme. 

 

         Moira posa, son front, sur la porte fermée. Les larmes coulaient le long de ses joues également. Elle avait mal pour son frère. Il souffrait et elle ne pouvait rien faire pour lui. Sara s’approcha de sa sœur et elle se moula contre elle. Pourquoi son père faisait-il souffrir son frère ? Quelle en était la raison ? Parce qu’il était celui qui ressemblait le plus à leur mère défunte ? Était-ce une sorte de punition ? 

 

         Sara essuya ses larmes de rage. Elle fonça dans la chambre de son frère. Elle s’approcha du lit et elle retira le cadre sous l’oreiller. Elle regarda la jeune femme rousse sur la photo tenant son frère alors tout jeune. 

 

         — Maman, écoute ma prière. Je t’en prie, je t’en supplie : aide Rafael ! Fais que tout s’arrête, que quelqu’un nous vienne en aide ! Je t’en supplie ! Je t’en supplie, lâcha-t-elle d’une voix brisée. 

 




 

         Comme à leur habitude, Michio et Nael se levèrent en même temps. Ils prirent également leur douche ensemble. Cela ne les dérangeait absolument pas. Ensuite, soit ils avaient trop faim et ils descendaient rapidement prendre leur petit déjeuner, soit ils allaient réveiller leur père Luce. 

 

         Leur père Erwan était souvent déjà levé en semaine. Il faisait toujours un jogging avant de prendre son petit déjeuner avec ses enfants et son beau-père Renko. Ensuite, il partait travailler tout en déposant les deux loustics à l’école au passage. 

 

         Cette fois-ci, les deux démons Oda eurent la même idée sans se concerter. Une certaine démangeaison les tenaillait. Avec un rire, ils foncèrent vers la chambre de leur père. Ils ouvrirent la porte avec fracas faisant sursauter Luce comme toujours. Il eut vite le souffle coupé en recevant les deux petits diables dans les bras.

 

         — Vous ne pouvez pas venir me réveiller plus doucement. 

 

         — Mais enfin, papa. Ce ne serait vraiment pas drôle, répliqua Nael. 

 

         Michio, les fesses sur le ventre de Luce, souriait, amusé. Il ne disait rien. Luce tenta de le virer. Mais c’était peine perdue. Il plissa les yeux. Il connaissait trop bien son fils maintenant.

 

         — Qu’as-tu fait comme bêtise, Michio ?

 

         Le garçon secoua la tête. 

 

         — J’hallucine. Pourquoi suis-je toujours accusé ?

 

         — Bah ! Parce que tu es celui qui en fait le plus de bêtise, Michio. Répliqua son frère.

 

         — Mais c’est honteux. Je suis un diable d’ange. Jamais, je ne fais de bêtise. 

 

         — Mais oui, et la marmotte elle met le chocolat dans du papier alu.

 

         Luce attrapa son fils. Ils bataillèrent, un moment, manquant de faire chavirer Nael du lit. D’un seul coup, Michio se redressa. Il attrapa la main de son frère et il s’exclama :

 

         — Avec tout ça, j’ai grand faim. 

 

         Il se dirigeait vers la porte quand il se retourna vers son père. Il avait un petit sourire malicieux. 

 

         — Au fait, papa, ton cahier est encore parti voir des amis. 

 

         Michio s’échappa en vitesse suivie de son frère. Il put entendre son père lancer des imprécations sur son dos. Il dévala les escaliers. Il manqua de tombée arrivée à la dernière marche. Il pesta. Aussitôt, il entendit son grand-père Renko râler sur la bêtise des gosses, de nos jours. Michio et Nael gloussèrent. 

 

         Ils pénétrèrent dans la cuisine avec grand bruit. Ils virent leur grand-père Carlin assis toujours sur les genoux de Renko. Ils allèrent l’embrasser avec plaisir. 

 

         — Tu as fini tes tableaux, papy ?

 

         Carlin ébouriffa les cheveux noirs de son petit-fils. Il avait fini par se faire à l’idée que ce garçon était bel et bien son fils. Pendant leur anniversaire, quinze jours auparavant, le six juin, pour leur dix ans, Erwan, Luce et Carlin leur avaient avoué la vérité sur leur origine. Ils avaient longtemps hésité à leur dire.

 

         Luce ne voulait pas les traumatiser. Mais loin n’en faut. Les garçons les avaient écoutés silencieusement. Michio, pour une fois, avait été sage. Il ne les avait pas interrompus. Il avait très bien saisi que son vrai père était en fait son grand-père Carlin. Tout du moins, il avait ses gênes. Nael aussi comprit très bien la situation assez complexe.

 

         Ce jour-là, Erwan avait reçu un courrier anonyme avec des photos. Elles représentaient deux jeunes femmes, l’une asiatique, l’autre européenne. Dans les traits de ses jeunes femmes, on pouvait aisément reconnaitre Michio et Nael. Il leur donna les photos. Michio et Nael les avaient longuement regardés en silence.

 

         Ensuite, Michio s’était levé en premier. Il s’était rendu auprès de son père Luce. Il le regardait d’un air grave pour son jeune âge. Il lui dit :

 

         — J’ai bien tout compris, tu sais. Mais, cela ne change rien. Pour moi, tu es mon unique papa avec papa Erwan. 

 

         Luce céda devant tout l’amour que son fils lui avait lancé par cette phrase. Il l’attrapa pour le serrer contre lui avec tendresse. Nael s’élança à son tour. Luce le serra à son tour. Ces deux petits démons étaient devenus son précieux trésor. Erwan, plus calme, leur avait juste ébouriffé la tête. Ensuite, Michio avait juste lancé en regardant Carlin. 

 

         — Je suis très fier d’avoir tes gênes, papy. 

 

         Tout en piquant, comme à son habitude dans l’assiette de son frère qui grognait, Michio jeta un coup d’œil vers Carlin. 

 

         — T’es pas réveillé, papy Carlin ? 

 

         L’homme secoua la tête, amusée. 

 

         — Non, j’étais juste perdu dans mes pensées. Oui, j’ai fini de peindre. Veux-tu les voir ? 

 

         Tout content, Michio sauta sur place, mais la voix de son père Erwan le fit grimacer.

 

         — Tu pourras les voir après l’école.

 

         — Crotte ! La poisse !

 

         Il fonça vers son père pour lui dire bonjour. Nael rejoignit son frère plus calmement. Erwan lui adressa un sourire. Il les enjoignit à se dépêcher de rejoindre le véhicule. 

 

         Tout le long du trajet, Nael et Michio discutèrent comme de vraie pie. Erwan avait bien du mal à rester sérieux avec ces deux-là. Il pouvait se détendre. Même si les choses allaient beaucoup mieux dans l’entreprise, il s’attendait toujours à une nouvelle catastrophe se produise. 

 

         Alexis et Mako avaient pu retrouver leur place dans la société après l’arrestation des coupables. Non seulement il y avait deux employés travaillant en étroite collaboration avec Alexis, mais il y avait également la secrétaire d’Erwan dans le lot. 

 

         En apprenant la vérité, il en était resté coi. Elle travaillait pour lui depuis des années et elle était la petite fille de la secrétaire de son grand-père. Elle l’avait elle-même formé. Personne ne connaissait la raison de ses attaques, même sa famille n’en savait rien. Le jour de son arrestation, elle avait réussi à s’échapper et depuis la police la recherchait.

 

         Vingt minutes plus tard, Erwan stoppa la voiture et observa ses fils courir rejoindre Dan Marcello. Celui-ci avait longtemps pleuré le départ de sa mère, mais grâce au soutien de ses deux amis et l’amour de son père, le garçon s’était remis. Il en voulait à sa mère d’être partie comme une voleuse. Elle avait contacté Mako par l’intermédiaire de Hanae Sanada pour la signature du divorce. Elle laissait la garde exclusive à Mako. 

 

         En gros, elle les avait rayés de sa vie. Sawako l’avait très mal pris. Hanae avait pris pour son grade. Mais, elle ne faisait que suivre les directives de Harumi. Elle n’était pas d’accord avec sa façon de faire. Elle avait tenté de la raisonner, mais Harumi ne voulait pas l’écouter. 

 

          La sonnerie retentit. Les trois garçons s’élancèrent sans un regard en arrière vers l’établissement. Pour leur grade, il valait mieux ne pas arriver en retard. Leur maître pouvait être très sympathique comme il pouvait être tyrannique. Pour la première fois, les trois garçons se trouvaient dans la même classe.

 

         Évidemment, le maître arriva avec un sourire angélique. Aussitôt, les enfants surent de suite qu’ils auraient le droit à une interro surprise. La plupart grimacèrent sauf Nael et Michio. Eux, ils les adoraient. Le moment où Michio acceptait de lâcher son carnet à dessin. 

 

         Pendant la pause déjeuner, les garçons se rendirent à la cantine. La nourriture se laissait manger, mais Michio regrettait la bonne cuisine de papy Renko. Mais, comme il avait toujours faim, cela ne l’empêcha pas de manger toute son assiette. Il batailla même avec Dan pour lui piquer son dessert. Mais, Nael l’en empêcha. Pour se venger, il piqua celui de son frère.

 

         L’après-midi fut concentré sur le sport. Le maître les fit courir pour leur faire dépenser leur énergie. Nael, bien que doué, n’aimait pas courir. Il préférait rester dans une bibliothèque pour lire. Michio, lui, c’était tout le contraire. Il pouvait courir longtemps avec plaisir. Il faisait souvent la course avec Dan. Parfois, il gagnait parfois, il perdait.

 

         Quand quatre heures sonna, tous les enfants partirent en courant vers la sortie rejoindre pour la plupart leurs parents. Dan, Michio et Nael prirent leur temps pour rejoindre la sortie. Aujourd’hui, Mako Marcello les ramènerait. 

 

         Alors qu’ils dépassaient le grand portail en fer de l’établissement scolaire, une camionnette blanche arriva à vive allure. Les choses se passèrent rapidement. Des parents, se tenant sur le trottoir, durent s’écarter rapidement pour éviter de se faire renverser. Le véhicule stoppa net devant les trois enfants.

 

         La porte coulissa et deux individus, cagoulés, sortirent rapidement. Ils se jetèrent sur les fils Oda. Dan hurla et tenta d’aider ses amis. Un des hommes l’attrapa et il l’éjecta plus loin. Michio se débattit comme un forcené tout comme Nael. Mais les deux hommes étaient bien trop forts pour eux. 

 

         Cela n’empêcha pas Michio de mordre violemment l’un d’eux au bras. Il reçut un coup sur la tête le faisant perdre connaissance. Nael se tortillait également. Il pouvait entendre le cri du père de Dan. Il arrivait en courant. Mais, c’était déjà trop tard. Les deux enfants furent éjectés dans le véhicule qui démarra sur les chapeaux de roues.