Je dirais que j'ai repris l'histoire que j'avais commencé : Férelden et que je l'ai entièrement corrigé et changé. Donc je redis le blabla : Certains personnages, les lieux, et une partie du scénario appartiennent que jeu Dragon Age Origins de Bioware, mais le reste m'appartient. J'espère que vous appréciérez cette histoire comme vous avez aimé les autres. 

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Prologue :

 

            Les terres sauvages de Korcari se trouvaient être un endroit boisé, mais marécageux. Les aventuriers aimaient s’y rendre afin d’aiguiser leur sens du voyage dangereux, mais mal leur en prenaient. Rares étaient ceux qui en ressortaient vivants. Une rumeur affirmait que les Terres sauvages étaient régies par les Sorcières.

 

            Le soleil commençait à se coucher derrière les arbres difformes. Un homme, plutôt grand et bien bâti, allongea son pas afin de gagner une hauteur plus appropriée pour observer le contrebas. Ses pieds chaussés de bottes en cuir souple avançaient sans faire le moindre bruit dans l’herbe brûlée.

 

            Il portait une cotte de maille sous une longue tunique écrue. Deux épées courtes, dans chaque main, il avançait afin d'achever deux éclaireurs. Ceux-ci ne faisaient pas leur travail. Ils se chamaillaient pour une raison inconnue. Duncan gardait le regard fixé sur eux, tout en restant aux aguets en cas de piège.

 

            Avec ce genre d'éclaireurs, il fallait rester vigilant, car ils n'avaient rien d'humain. Leur corps trapu et musclé, leur peau verte et les ongles effilés montraient déjà clairement qu'ils n'avaient rien d'humain. Dans un geste rapide et ample, Duncan les décapita. Leurs grosses têtes aux dents pointues tombèrent sur l'herbe dans un bruit de succion.

 

            Duncan fit un tour sur lui-même. Il leva une épée devant lui juste à temps pour stopper sa jumelle tenue par un genlock, une engeance du même acabit que celles des éclaireurs morts. Il se baissa ensuite pour essuyer ses lames sur le pantalon d'un des monstres.

 

            Duncan se redressa et regarda au contrebas de la colline où il se trouvait. Un soupir à fendre l'âme lui échappa. Ses pires craintes venaient d'être confirmées par la présence de plusieurs races d'engeances dans ce lieu. Ces monstres vivaient au fin fond des tréfonds. Ils ne remontaient à la surface que pour une seule et unique raison. Un Archidémon venait de renaître. Et ce fait amènerait automatiquement le chaos. Et ce mot était faible.

 

            Duncan tourna le dos aux engeances et reprit la route. Il devait trouver au plus vite de nouvelles recrues pour la garde des ombres. Sinon, ce serait la fin de Férelden, voir plus.

 

 

            Chapitre 1 :

 

            Férelden était un continent plutôt moyen par rapport à ses voisins les plus proches. Entouré par l'océan d'Amaranthine et par les Dorsales de givre, Férelden était plutôt coupé du monde. La température variait selon les saisons, mais beaucoup d'étrangers trouvaient qu'il y pleuvait beaucoup trop.

 

            Les Féreldiens ne s'en plaignaient pas. La pluie leur donnait de meilleures récoltes. Le pays était réputé pour ses légumes et ses fruits, mais également pour ses chiens, les Mabaris. Les soldats les utilisaient souvent comme compagnons de route. C'était de redoutables guerriers et les meilleurs traqueurs.

 

            En quittant les Terres sauvages de Korcari, Duncan se dirigea tout d'abord à Lothering pour prendre un peu de repos et se nourrir convenablement. Sa mission était vraiment très importante, mais il devait réfléchir avant d'agir. Se précipiter serait une erreur fatale.

 

            Le village en question se trouvait sous l'influence de la Chantrie. Duncan n'était en aucun cas un adepte de la religion. Mais, il savait très bien se tenir. L'hypocrisie était dans chaque être humain et non humain. Pour vivre en paix et en harmonie, une certaine hypocrisie devait avoir lieu afin de ne blesser personne.

 

            Duncan se dirigea vers l'auberge très bruyante à cette heure de la nuit. Les bonnes gens s'amusaient un peu après leurs durs labeurs. Il s'installa dans un coin tranquille. Une serveuse vint rapidement prendre sa commande. Tout en observant, chaque individu autour de lui, Duncan se mit à songer à ce qu'il venait de voir dans les Terres sauvages.

 

            Un millier, peut-être plus d'engeances se trouvaient à l'extérieur des tréfonds. C'était vraiment mauvais signe. Il devrait rejoindre le Roi Caillan, au plus vite afin de l'aider dans la tâche de les éliminer. Mais avant, il se devait de trouver d'autres recrus.

 

            Peu de temps auparavant, il avait fait la connaissance d'Alistair, un jeune templier. Celui-ci l'avait rejoint facilement, car il n'était pas à l'aise dans cette branche. Alistair était le seul encore en vie après l'initiation. Duncan en avait été soulagé. Il s'était attaché à ce petit, mais il avait craint que la grande naïveté de ce jeune homme soit une faiblesse et finisse par le tuer.

 

            Le garde des ombres soupira. Il avait espéré un instant que parmi les villageois de ce petit bled, une perle en sortirait. Mais, aucun d'entre eux n'attira son regard assez longtemps. Il allait devoir se rendre dans d'autres villes pour trouver cette pierre précieuse. Il déposa une piécette sur la table et se rendit à l'étage pour rejoindre la chambre louée.

 

            Sa nuit fut agitée par des cauchemars. Ceux-ci devenaient de plus en plus fréquents. Il en connaissait la cause. Sa fin était proche. Il la sentait approchée à pas de loup, mais elle ne l'aurait pas avant qu'il n'ait fini sa tâche dans ce monde.

 

            Le lendemain, après un repas rapide, il prit la route, sans tardée. Il longea la route impériale vers l'ouest. Il contourna Golefalois. Il ne voyait pas pourquoi il perdrait son temps à jeter un coup d'œil dans un autre petit village. Ce serait encore la même chose que pour Lothering. Il se dirigea ensuite vers le col de Gherlen pour se rendre à Orzammar, le thaig des Nains.

 

            Le col de Gerlhen abritait les nains de surfaces. Ceux-ci ne pouvaient plus retourner dans leur patrie qui se trouvait sous terre. Les gardes devant les grandes portes de la grande citée des Nains ne se gênèrent pas pour le détailler de la tête aux pieds. Peu d'humains avaient l'autorisation de pénétrer dans leur thaig.

 

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            Tyia n'était rien. Elle n'avait plus de nom. Elle faisait partie des parias. Elle vivait dans les bas fonds d'Orzammar, la grande et belle citée des Nains. Tyia y avait grandi avec sa sœur aînée et elle devait accepter d'être la chose de ce qui y régnait. Heureusement pour elle, au contraire de sa sœur, elle n'était pas très jolie, mais elle excellait au combat.

 

            Elle aurait aimé combattre dans les tréfonds, afin d'avoir un statut. Mais, les parias n'en avaient pas l'autorisation. Ils n'avaient droit à rien, juste de vivre et encore... Pour survivre, elle travaillait pour Béraht et Jarvia. Elle devait accepter de faire le sale boulot à leur place. Parfois, c'était simplement du vol, mais d'autres fois, le meurtre. C'était une vie de merde !

 

            La dernière chose qu'elle songea ce jour-là, ce jour maudit dans sa cellule, c'est qu'elle n'avait plus rien à perdre. Béraht l'avait manipulé pour qu'elle triche lors des combats dans l'arène. Il lui avait assuré qu'elle ne risquait pas de se faire prendre. Elle devait juste assurer d'être la gagnante.

 

            Elle l'avait fait sans tricherie. Elle aurait dû à l'origine droguer ses adversaires auparavant, mais elle ne l'avait pas fait. Ce serait déloyal. Elle les avait donc combattus de façon correcte et elle les avait battus à plate couture. Mais, voilà, elle avait fini par être découverte.

 

            Elle croupissait dans un cachot de Béraht, maintenant. Elle allait lui faire payer de l'avoir trahit. Elle n'avait plus rien à perdre. Si elle devait mourir ce jour, elle le ferait dans un combat. Sans grande difficulté, elle parvint à neutraliser le garde devant sa cellule. Pfft ! La sécurité dans ce cachot était vraiment relâchée.

 

            Sur une table, au centre de la pièce, elle aperçut un couteau et un miroir. Pourquoi y en avait-il un dans une prison ? Allez savoir ! En tout cas, cela l'arrangeait. Elle se regarda dedans. Elle vit alors un visage terne, avec des cernes. Elle grimaça de dégout. Elle leva le couteau et dans un geste rapide, mais efficace, elle coupa net sa natte d'un blond paille.

 

            Ses cheveux ainsi coupés se positionnèrent autour de son visage rond, lui donnant un air plus froid, mais plus beau en même temps. Elle sourit satisfaite du résultat. Elle regarda autour d'elle. Un coffre attira son attention. Elle déverrouilla la serrure et poussa un petit cri de joie. Une armure de titan ! Le pied !

 

            Les yeux brillants de passion, elle enfila avec un réel plaisir chaque pièce de l'armure. Ensuite, elle agrippa la hachette au fond du coffre. Elle la soupesa un instant. C'était du bon travail, une bonne arme. Il lui manquait juste un bouclier. Un sourire naquit sur ses lèvres en apercevant l'objet en question posée près de la sortie.

 

            Incroyable ! La chance lui souriait. Après un dernier coup d'œil à la pièce, elle s'en détourna et sortit dans le couloir menant à la liberté.

 

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            Nazim se reposait dans sa chambre quand la porte s'ouvrit laissant passage à son meilleur ami, Gorim. Celui-ci vint lui annoncer que son père le faisait mander. Nazim se redressa en soupirant. Il détestait être enfermé dans ce manoir. Il voulait combattre. Il aimait cela. Il aimait sentir les haches ou les épées s'entrechoquer.

 

            Son rêve serait d'être autorisé de se rendre dans les tréfonds afin d'aider ses compères dans leurs combats contre les engeances. Pourquoi lui refusait-on ce plaisir ? C'était pourtant simple. Il était le benjamin du Haut-Roi. Treyan, son frère aîné, serait celui qui prendrait la place de leur père à sa mort. Behlen, le cadet, devra servir son frère jusqu'à la fin de ses jours.

 

            D'ailleurs, Nazim le savait. Ce fait n'était absolument pas apprécié par Behlen. Le cadet aimait le pouvoir. Nazim ne serait pas surpris si Behlen tentait quelque chose contre Treyan. Ce serait bien son genre.

 

            Le jeune nain enfila sa veste de cuir. Il jeta un coup d'œil à sa hache installé sur un trépied. Il soupira. Là, où il se rendait, il n'en aurait pas besoin. Les armes étaient interdites en présence du Haut-Roi.

 

            Il soupira fataliste. En chemin pour le trône, il croisa son frère Behlen. Celui-ci était de mauvaise humeur. Il marmonnait dans sa barbe. Nazim jeta un coup d'œil rapide à l'homme qui accompagnait son frère comme son ombre. Brez, de la famille Glopum, servait de garde du corps. Il avait un regard de fauve affamé. Pour l'avoir déjà combattu, Nazim savait à quel point ce nain savait se battre.

 

            Comme à son accoutumé, son père était assis sur le trône dominant l'assemblée face à lui. Il était entouré par les statuts des Hauts. Nazim constata que son père n'avait pas appelé tous les dignitaires, juste quelques personnes de confiance. Que se passait-il ?

 

            Dans le lot, Nazim repéra un humain. Il n'en avait pas croisé beaucoup dans sa jeune vie, mais celui-ci attirait l'attention. Il devait avoir une quarantaine d'années et portait fièrement une barbe d'un noir de jais. Son maintien démontrait plus de noblesse que son propre père n'aurait jamais. Qui était-il ?

 

            Le Haut-Roi Aeducan prit la parole. Celui-ci voulait envoyer un détachement dans les tréfonds à la recherche de son fils aîné. Treyan aurait disparu, laissant un message mystérieux annonçant son attention de retrouver le bouclier d'or de son arrière grand-père. Nazim se souvenait très bien de la rumeur concernant ce bouclier. Celui-ci serait enfermé dans un coffre scellé au centre même d'un thaig abandonnée.

 

            Personne dans tout Orzammar n'aurait l'idée de s'y rendre pour un simple objet. Ce thaig était maudit et un sceau empoisonné avait été apposé sur la serrure du coffre. Aucun aventurier n'était jamais revenu vivant.