Bonjour tout le monde
Je suis toujours là. Ne vous inquiétez pas. Je faisais juste une petite pose bien mériter, même si je vais bientôt être vacances, ouff enfin.
La suite de Sasha est prévue. J'ai fait mes petites recherches et maintenant, il va falloir que j'arrive à les appliquer, lol. Plus facile à dire qu'à faire, en réalité.
Sinon, je suis tombée sur une série d'animé et vous savez quoi, c'est la première fois qu'un anime arrive à me faire pleurer. Quel idée, je vous jures, mais maintenant, cette série est devenue ma petite dose en cas de déprime. le perso a une langue de vipère, je l'adore, tout comme sa voix.
L'anime s'appelle Clannad avec une saison 2, Clannad after story. L'héroîne chante souvent une chanson Dango, la grande famille Dango. lol Je n'arrête plus de l'avoir en tête maintenant. C'est malin. J'ai lu les critiques sur cet anime, il y en a des bonnes, mais d'autres qui le massacrent, mais je m'en contrefiche. Ils disent ce qu'ils veulent, je l'adore.
C'est la première partie de l'épisode 1, on entend la musique de Nagisa quand il s'approche d'elle. C'est cette musique que je n'arrive plus à me retirer de la tête. ^^
Je vous fais tous de gros bisous et à la prochaine.
Les spirales version 2 : 32
Chapitre 32
Sasha souffla un bon coup quand les examens furent terminés. Il n’en pouvait plus. Le médecin en charge de son dossier n’était plus le docteur Miori. Elle était absente pour quelques jours. Elle lui manquait. Il la préférait à son remplaçant. Il tirait une de ces têtes. Il avait même tendance à marmonner tout seul.
Il était perturbé aussi. Le médecin ne lui avait rien dit. Il ne parlerait qu’en présence de son père. Pourquoi ? Il était quand même capable de comprendre leur charabia. Il n’était pas un bébé. Il allait avoir dix-huit ans le mois prochain. La barbe !
Il aimerait bien savoir s’il était en parfaite santé ou pas. Il soupira de nouveau. Il trouvait ce médecin vraiment incompétent. Il espérait retrouver le docteur Miori la prochaine fois. C’était la condition. Il devait faire des examens toutes les semaines. Pfft ! Un peu découragé, Sasha se rendit vers l’accueil. Il croisa Elone qui l’attendait avec le sourire. Son moral remonta un peu. Elone était toujours égale à lui-même.
— Ton père ne veut pas que tu rentres seul.
— Pfft ! Nous sommes vendredi. Je voulais aller directement chez Xavier.
— Oh ! Voilà pourquoi tu as un gros sac qui te suit. S’exclama Elone, amusé. Eh bien, je te dépose là-bas. Ça te convient ?
Sasha retrouva le sourire. On n’allait pas l’empêcher d’attendre samedi pour aller à l’appartement. Il se souvint à temps d’Asia. Il devait l’attendre. Elone lui avoua l’avoir entre aperçus se rendant vers le jardin de l’hôpital. Ils s’y rendirent.
Le garçon la vit discuter avec un jeune handicapé. Elle semblait rayonnante. Sasha sourit. Elle semblait avoir fait une touche. Il jeta un coup d’œil vers le jeune homme. Celui-ci regardait dans sa direction. Sasha sentit un petit picotement dans son crâne. Il grimaça. Cet homme lui semblait familier, mais il n’arrivait pas à savoir où il l’avait déjà vu.
Il l’oublia assez vite en entendant son téléphone portable sonner. Il se mit à lire son texto en attendant que son ami se décide à le rejoindre. Le message venait de Xavier. Il lui disait qu’il finissait son travail et qu’il serait chez lui quand il arriverait.
Quand Asia les rejoignit enfin, ils prirent la direction du parking. Sasha ne demanda aucune information sur le jeune homme handicapé. Ce n’était pas son problème. Il lui demanda juste si la séance avec le docteur Descamps s’était bien passée. Il eut droit à une bise de la part de la jeune fille. Il faillit en rougir de plaisir. Parler avec le docteur lui avait vraiment fait du bien et elle allait continuer.
Sasha était content d’avoir pu aider une de ses amies. Pendant le trajet, Elone écouta amuser les tirades entre les deux jeunes. Ils se taquinaient mutuellement. Quand enfin, Elone s’arrêta devant le quartier africain. Sasha ordonna au compagnon de son père de ramener Asia jusqu’à chez elle.
Il attendit même que la voiture disparaisse de sa vision avant de prendre le chemin menant à l’appartement. Il jeta un coup d’œil vers le « Cool Baby ». Le propriétaire se trouvait au comptoir. Ben était de repos ce soir-là. Comme d’habitude, le quartier était bien vivant et animé.
Sasha continua son chemin. Arrivé à quelques centaines de mètres de l’immeuble, il s’arrêta net. Il venait d’apercevoir Julie Dehay en sortir. Elle fermait la fermeture de son manteau. Celle-ci leva la tête et le vit. Elle lui jeta un regard amusé et fourbe. Puis, sans plus faire attention à lui, elle reprit sa marche.
Le garçon hésita. Cette fille détestable sortait de l’immeuble de Xavier. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle était venue faire ici ? Sasha sentait son cœur se serrer. Il n’en comprenait pas la raison. Toujours perturber, il entra dans l’immeuble et il se dirigea vers l’appartement désiré avec une certaine appréhension.
Xavier sortait de la douche quand il entendit le coup frapper à la porte. Tout en essuyant ses cheveux mouillés, il ouvrit. Il remarqua tout de suite que quelque chose clochait chez son amant. Il fronça les sourcils. Il arrivait facilement à lire en Sasha maintenant. C’était un grand livre ouvert.
Quelque chose l’avait mis de mauvaise humeur. Ce n’était pas bon signe. Les angoisses de Sasha pouvaient être difficilement gérables parfois. Il se poussa du devant de la porte pour laisser passer le garçon. Si celui-ci avait une chose à lui dire autant le faire à l’intérieur de l’appartement.
Sasha ne gêna pas pour observer tout autour de lui. Il était déjà venu dans le studio, alors il saurait si un truc avait changé. Xavier était plutôt comme son père. Il ne laissait rien trainer. La seule chose qui n’avait pas encore été rangée était la couette posée sur le clic-clac.
Xavier remarqua le manège de son ami. Il sentit la moutarde lui monter au nez. Il n’aimait pas du tout cette inspection. Il jeta la serviette sur un dossier de chaise. Puis, il se planta devant Sasha, les bras croisés. Le garçon leva les yeux. Son regard était trouble.
— Je peux savoir ce que tu cherches ?
Sasha sursauta. Le ton de la voix de Xavier était sec, presque froid. Il baissa les yeux de honte. Il était stupide. Il finit par avouer.
— J’ai vu Julie Dehay sortie de l’appartement.
Xavier tomba de haut.
— Pardon ? Julie n’est jamais venue ici. Alors, je voudrais bien savoir comment tu aurais pu la voir sortir d’ici.
— Je n’ai pas rêvé, s’exclama Sasha. Elle m’a même regardé avec un sourire sur les lèvres comme si elle se foutait de moi.
Xavier secoua la tête, exaspérée.
— Mais enfin, Sasha ! Je le saurais si elle était entrée dans cet appart. J’étais là ! Que veux-tu qu’elle vienne ici ? Ah non ! Ne réponds pas, je ne veux absolument pas savoir ce qui t’a passé dans le crâne.
Xavier vit les joues de Sasha rougir. Il se passa une main dans les cheveux. Parfois, le garçon donnait une irrésistible envie de le secouer un bon coup.
— Je te répète qu’avec Julie c’est de l’histoire ancienne. Je suis avec toi, pourquoi irais-je courir ailleurs ? Eh ben ! Moi qui croyais que tu me faisais confiance. Je n’ai pas pour habitude de dire « je t’aime » à quelqu’un juste pour m’amuser quelque temps avec.
Sasha voulait se cacher au fond d’un trou. Il se sentait comme une petite sourie aux prises avec un gros matou, bien qu’en y regardant mieux, Xavier avait plutôt tendance à ressembler un Doberman, par moment.
Sans faire le moindre geste vers Sasha pour le réconforter, Xavier se détourna pour ranger la serviette jetée un peu plus tôt. Sasha devait assumer ses âneries. Il se penchait pour prendre la couette sur le canapé quand il reçut un choc contre lui.
Deux bras lui entouraient la taille. Le visage enfoui dans le dos musclé, Sasha laissait libre cours à ses larmes. Xavier soupira et s’attendrit tout de même. Il parvint à détacher les bras et il se tourna pour faire face au garçon. Il posa ses paumes sur chaque joue mouillée et se pencha. Il posa ses lèvres sur celle de Sasha, tremblant.
Aussitôt, les bras se jetèrent autour de son cou. La réponse au baiser se fit avide. Xavier glissa ses paumes vers les épaules, puis vers le torse dont la caresse fit gémir le garçon. Il les dirigea vers le dos, pour finir sur les fesses qu’il se mit à malaxer. Il finit par le soulever un peu pour le déposer ensuite sur le clic-clac toujours en position de lit.
Leurs deux corps enlacés, ils laissèrent leurs mains, leurs lèvres explorer chaque partie du corps de l’un l’autre avec passion. Pourtant, Sasha se sentait bien plus intimidé que les autres fois. Il ressentait plus de plaisir. Quelle en était l’origine ? Peut-être ses sentiments ?
La réaction qu’il avait eue en apercevant Julie, c’était bien de la jalousie. Non ? Il n’avait pas souvenir d’avoir déjà ressenti ce sentiment étrange. Il avait eu l’impression d’avoir été trahi, d’avoir perdu quelque chose d’important. Mais, ce n’était que son imagination.
Maintenant, il pouvait y réfléchir plus calmement. Julie n’était pas sortie de l’appartement, mais de l’immeuble. Il n’y avait pas que Xavier qui y vivait. Il avait vraiment agi comme un idiot. Mais grâce à cet événement, il savait. Avec un sursaut, Sasha se redressa et se positionna au-dessus de son amant.
Xavier posa les mains sur les cuisses et les remonta. La caresse fit gémir un peu plus Sasha. Il faillit en perdre son latin. Il posa les siennes sur les vagabondes afin de les stopper le temps qu’il puisse dire ce qu’il avait envie d’annoncer. Il se pencha et déposa un baiser tendre sur les lèvres aimées avant de chuchoter à l’oreille, d’un ton clair et net.
— Je t’aime, Xavier.
La réaction ne fit pas attendre. Le jeune homme le bascula à nouveau pour reprendre de plus belle son exploration. Il montra plusieurs fois à Sasha à quel point il avait été heureux d’entendre ces mots.
Quelques heures plus tard, Sasha était redevenu un petit fripon indécent et capricieux. Xavier devait se rendre chez sa mère pour récupérer quelques affaires en supplément. Quand il comprit, qu’il ne pouvait pas rester au lit, Sasha se mit grailler comme pas possible, tout en rejetant la faute sur son amant évidemment. C’était connu, c’était la faute de Xavier s’il avait mal aux fesses, maintenant.
Mais, Xavier fit la sourde oreille. Il informa Sasha que malgré son air terriblement sexy, il ne changerait pourtant pas d’avis. Et que si monsieur ne voulait pas rester seul, il devrait se dépêcher d’aller prendre une douche et de s’habiller. Sasha fit ce qu’on lui ordonnait de faire sans pour autant arrêter de râler. Avant, il avait même balancé les oreillers sur Xavier.
Une heure plus tard, Xavier arrêta sa voiture en face de la demeure de sa mère. Sasha fut le premier à descendre. Il avait repérer Mako qui se dirigeait lui aussi vers la maison. Il fonça dessus afin de le saluer. Cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas vu.
Mako aussi devait reconnaitre qu’il n’avait pas vu ses amis depuis un moment, surtout Xavier. Celui-ci ratait de plus en plus de cours à l’université. Il préférait travailler, ensuite il était occupé avec Sasha. Mako, quant à lui, continuait ses études, se rendait régulièrement au siège social de sa société afin d’apprendre auprès d’Edwyn Flagan. Et puis, quand il avait du temps libre, il se rendait dans cette boutique de fleur. Il pouvait ainsi voir la propriétaire du lieu avec qui, il s’entendait très bien, même trop bien.
D’ailleurs, il ressentait des sentiments pour cette femme qui avait un fils de son âge. Ça le perturbait assez, mais il ne savait pas à qui en parler. Il pourrait voir avec Aline, mais elle en avait assez avec son travail. Xavier ne semblait pas disponible pour le moment, même s’il savait très bien que celui-ci l’écouterait avec intérêt. Il ne savait pas.
Les trois hommes pénétrèrent dans la maison. Aline discutait au téléphone. En entendant le nom, Xavier grimaça légèrement. Cela ne passa pas inaperçu. Sasha croisa ses doigts à ceux de son amant. Aline discutait avec son père. Pour ne pas gêner l’hôte des lieux, ils se rendirent vers la cuisine.
Cheryl s’y trouvait. Elle se préparait une tartine de Nutella. Elle les salua avec de grands gestes. Ensuite, elle demanda à son camarade de classe, s’il voulait également une tartine. Sasha s’exclama qu’il avait une grosse faim à cause d’une certaine personne qui lui avait fait faire trop d’exercice. Mako faillit rougir en comprenant sous le rire moqueur de Cheryl. Bien qu’elle ne fréquente pas vraiment Sasha au lycée, elle avait vite compris sa manie de mettre les autres mal à l’aise en sortant certaines phrases qui donnaient confusion.
Sauf qu’en y regardant de plus près, c’était fort possible que son frère eût mis à rude épreuve Sasha, étant donné leur relation. Ah lala ! Ce Mako ! Elle reprit d’un seul coup, en changeant de sujet.
— Maman est de sortie ce soir.
Xavier, intrigué, arrêta d’ennuyer Sasha en lui piquant la moitié de son pain.
— Hein ? C’est vrai. Ça fait un bail qu’elle n’est pas sortie. Avec qui ?
— T’as pas besoin de le savoir. Ta mère est assez grande pour s’occuper d’elle. Regarde ma mère, elle s’en sort très bien toute seule.
— Sasha ? Ne compare pas la mienne avec la tienne, tu veux bien.
Sasha entoura le cou de Xavier et serra.
— Tu insinues quoi, là ?
— Tu le sais très bien. Et arrête, tu m’étrangles, idiot.
— Pfft ! Idiot toi-même.
Sasha retourna s’asseoir à une chaise pour quémander une autre t artine.
— Tu n’es pas assez grand pour le faire toi-même, s’exclama Mako, après que Cheryl s’exécute.
— Mako ? Mêle-toi de tes fesses.
— Comment il parle celui-là !
— Cheryl ? Tu réponds à ton frère adoré ?
Cheryl se tourna vers son frère. Elle secoua la tête, amusée.
— Elle a rencontré un ancien camarade de lycée. Ils étaient très amis à l’époque, apparemment. D’ailleurs, pour ta gouverne, il se révèle être le père de Raven Adreakis.
— Tu vois, tu n’as rien à craindre. T’es rassuré maintenant, fils poule-poule à sa maman, gloussa Sasha, la bouche pleine.
Aline arriva alors que la cuisine riait de bon cœur avec les chamailleries de son fils avec Sasha. Elle sourit. Même après la révélation de son fils sur sa relation exacte avec le garçon, elle avait eu peur. Elle s’inquièterait toujours pour ses enfants. Ils étaient sa raison de vivre. Mais, elle devait bien avouer que voir Xavier rire aux éclats avec insouciance avait toujours été très rare. Elle était donc redevable envers Sasha pour cette raison.
— Et bien, on s’amuse à ce que je vois.
Xavier se leva pour embrasser sa mère. Aline, ensuite, se dirigea vers Sasha et elle se pencha pour l’embrasser à son tour. Le garçon leva les yeux vers elle, tout surpris. Elle lui adressa un chaud sourire et répliqua.
— Tu fais partie de cette famille, maintenant. Il va falloir t’y faire.
Le garçon posa un doigt sur sa joue. Il était content. Il finit par lancer à Xavier.
— Dis, tu ne veux pas faire un échange.
— De quoi ?
— Je garde ta mère et tu prends la mienne.

