Chapitre 12

 

      Dix heures allaient sonner quand enfin, Mako se décida à se lever. Le week-end venait à peine d’arriver qu’il avait déjà envie d’être lundi. Ce n’était pas qu’il aimait particulièrement se rendre à l’université, mais au moins, il ne croisait pas son oncle Mario. Depuis, le décès de son père, un an auparavant, son oncle était venu s’incruster dans la maison familiale.

 

      Mario n’avait pas digéré que son frère ne lui a rien laissé. Manu Marcelo avait fait fortune dans l’informatique et particulièrement dans les jeux vidéo. Mario avait bien essayé de gratter une part du bonus en devenant associé, mais Manu avait préféré faire appel avec une autre société, un peu en difficulté.

 

      Grâce à cette alliance quelques années plus tôt, l’entreprise en difficulté avait pu ainsi se remettre en marche normale. Mako savait également que le décès de son père, qui malheureusement pour lui, ne semblait pas vraiment accidentel, avait causé du tort aux deux sociétés. Le garçon s’en fichait un peu. Il n’en avait jamais voulu de cette entreprise. Son frère aurait dû en hériter, mais celui-ci était mort avec leur père.

 

      Étant le seul héritier, il lui incombait d’en prendre les rênes. Tout en continuant l’université, il s’occupait de l’entreprise de son défunt père. Certes, il pourrait très bien laisser tomber et remettre cet héritage non voulu à son oncle, mais Mako refusait. Il ne pouvait pas faire cela. Mario était un homme sans scrupule et avide d’argent. Contre mauvaise fortune, il accepta ce cadeau empoisonné.

 

      Maintenant, au bout d’un an passé, il ne regrettait pas. Il avait fini par aimer ce travail. Il appréciait également travailler avec l’associé de son père. Edwyn Flagan était un homme intègre et loyal envers ses employés. Il avait même réussi l’exploit à les associer avec la Miori Corporation.

 

      En songeant à Edwyn, il se rappela le coup de téléphone la veille. Le jeune homme se leva rapidement. Il avait promis à l’homme qu’il lui trouverait quelqu’un de compétent pour remonter le niveau scolaire de son fils. Pfft ! Mako n’en connaissait qu’un seul capable de faire cet exploit. L’inconvénient serait, si monsieur acceptait, et si le fils d’Edwyn le supportait. Mako grimaça.

 

      Son meilleur ami était doué dans plusieurs matières sauf les langues. Il avait une incompatibilité avec elles, surtout l’anglais. Il en avait une sainte horreur. Par contre les maths et le français ne lui avaient jamais posé le moindre souci. Mako lui devait une fière chandelle. Grâce à lui, il n’avait jamais fait honte à son père. Une chose qu’il avait toujours mieux réussie que son frère Luis.

 

      Mako prit une rapide douche avant de regagner sa chambre juste à côté pour s’habiller d’un jean noir et d’un polo cuivré. Il sortit ensuite pour gagner la salle à manger où le petit déjeuner était toujours servi. Il avait bien essayé de faire changer cette règle, le vieux majordome de son père s’en était scandalisé. De guerre lasse, Mako avait cédé.

 

      À peine entra-t-il dans la pièce où sentait bon le café et du pain frais qu’il se retrouva devant le vieux majordome, habillé comme de coutume d’un costume noir, très sobre.

 

— Bonjour, monsieur Mako.

 

— Bonjour Alfred. Comment allez-vous aujourd’hui ?

 

— Très bien, merci de vous en inquiéter. Vous allez rendre visite à Madame Aline ?

 

      Mako tiqua. Comment faisait-il pour tout savoir, celui-là ? Ce n’était pas la première fois où Alfred le surprenait ainsi.

 

— Oui. D’ailleurs, je devrais me dépêcher si je veux virer ce gros lourdaud de Xavier du lit.

 

— Prenez tout de même un petit déjeuner, monsieur.

 

      Mako soupira. Alfred ne le laisserait pas partir l’estomac vide. Ce vieil homme avait toujours le dernier mot. Mako mangea rapidement son repas avant de filer à l’anglaise. Il n’allait pas très loin. Il se rendait juste dans la maison face à la sienne.

 

      La demeure de son ami n’avait rien à voir avec la sienne. Elle semblait d’ailleurs minuscule face au Manoir. Mais, pour Mako, cette maison était la chaleur, la joie et le bonheur. Chaque fois où il y pénétrait, il était empli par l’amour des habitants de cette maison.

 

      Aline Descamps, psychanalyste de l’hôpital du coin était venu y habiter quelques années auparavant, avec ses deux enfants, Xavier l’aîné et la petite Cheryl. Mako, à l’époque, était très renfermé sur lui-même, mais dès qu’il fit connaissance avec eux, il changea. Maintenant, il pouvait entrer dans cette maison comme si c’était la sienne. Aline avait même tendance à le traiter comme un second fils.

 

      Cette fois-ci ne fit pas exception. Il entra dans la maison accueillante. La mère et la fille discutaient joyeusement dans la cuisine. Mako soupira avec une certaine peine. Il avait craqué pour la jolie Cheryl, mais celle-ci le regardait comme un frère. Elle lui avait fait bien comprendre. Aline le vit en premier. Elle lui adressa un sourire chaleureux.

 

— Mako ! J’ai cru un instant que tu n’allais pas venir.

 

— J’ai trop dormi.

 

      Il embrassa la joue de la femme et ébouriffa les boucles brunes de Cheryl. Celle-ci lui lança un regard noir.

 

— Ah ! T’es aussi pénible que Xavier.

 

— Où est-il ? Demanda Mako.

 

— Il roupille. Il est rentré au petit matin. Je me demande s’il a une nouvelle petite copine, murmura pensivement Cheryl.

 

      Mako fronça les sourcils. Il n’était pas au courant. Mais avec Xavier, c’était fort possible. Comme les autres, elle ne durera pas longtemps. Il s’éloigna pour gagner le couloir. La chambre de son meilleur ami était la première.

 

      Il y entra sans frapper. Il se dirigea vers le lit. Son ami dormait sur le ventre, la tête sous l’oreiller. Mako porta son regard vers la chaine Hifi. Un sourire apparut sur ses lèvres minces. Il attrapa les écouteurs, souleva légèrement l’oreiller. Puis, d’un geste alluma la chaine tout en mettant le son à fond. Même avec les écouteurs, la musique hard rock hurla dans la chambre.

 

      Xavier sursauta tellement qu’il en chavira du lit. Il se retrouva sur le sol en pestiférant des insultes pas très catholiques sur l’abruti qui lui avait fait la farce. Mako riait au détriment de son ami.

 

      Xavier bailla à s’en décrocher la mâchoire. Il était assis sur la moquette, entortillé dans la couette. Il jeta un regard noir vers Mako qui riait toujours. Il se vengerait, un jour.

 

— Qu’est-ce que tu fous là, Mako ?

 

— Je t’ai laissé un message, hier. Tu ne l’as pas eu ?

 

      Xavier se gratta la tête. Son portable avait sonné vers les dix heures du soir, mais il y avait tellement de monde au bar qu’il avait ensuite oublié de regarder. Il haussa les épaules.

 

— Je ne l’ai pas lu.

 

— À quoi te sert ton portable si tu ne lis jamais tes textos ?

 

— Euh ! À faire jolie ? Au lieu de me faire la morale, si tu m’aidais, ce ne serait pas de refus.

 

      Mako secoua la tête exaspérée. Il tendit une main et tira pour aider son ami à se relever. La couette chavira et il ne put que remarquer que Xavier était nu. Il se retourna aussitôt sous le rire moqueur de son meilleur ami. Pendant qu’il s’habillait, Xavier demanda :

 

— Alors ? Si tu me disais de quoi parlait ton message.

 

— Edwyn Flagan recherche quelqu’un pour faire remonter les notes de son fils.

 

— Ah ! Flagan ? C’est ton associé, non ?

 

      Mako hocha la tête. Xavier se mit à réfléchir.

 

— Je ne savais pas qu’il avait un fils.

 

— Moi non plus. Après tout, je viens le voir pour le travail, pas pour faire causette.

 

— T’es trop coincé et trop timide, Mako. Ton physique et ta personnalité sont vraiment à l’opposé. Qu’est-ce que je vais faire de toi ? Tu n’es même pas capable de faire tomber ma sœur dans tes bras.

 

— Oui, bah, désolé de ne pas être comme toi, monsieur bourreau des cœurs.

 

      Xavier, enfin habillé d’un jean troué et d’un pull bleu, entoura le cou de Mako, d’un de ses bras.

 

— Te voilà vexer maintenant !

 

— Je ne lui suis pas. Je suis habitué à ta stupidité.

 

      Xavier resserra son bras comme pour l’étrangler.

 

— Comment tu me parles, toi ! De toute façon, je te l’avais bien dit que ma sœur n’est pas pour toi. Elle est encore trop gamine. Pfft ! Un jour, elle le regrettera et ce sera de sa faute.

 

      Surpris, Mako jeta un coup d’œil vers son meilleur ami. Il était sérieux. Il en était étonné. Xavier avait toujours été très protecteur avec sa mère et sa sœur. Il les couvait beaucoup trop. Pourquoi changeait-il d’attitude avec sa sœur ?

 

— Ta mère m’a dit que tu étais entré au petit matin.

 

— T’es jaloux ? S’exclama Xavier aussitôt, sur un ton moqueur.

 

      Il reçut à l’occasion un coup de coude dans l’estomac. Ça faisait mal !

 

— Idiot !

 

      Xavier éclata de rire. Il connaissait les rumeurs à l’université. Une rumeur qui circulait depuis le collège, enfin depuis qu’il était toujours fourré avec Mako. Une rumeur qui affirmait qu’il n’y avait pas qu’un lien d’amitié entre eux. Les deux hommes la connaissaient et s’en moquaient. On pouvait dire ce que l’on voulait sur eux. Rien n’était vrai.

 

— Je suppose que tu veux que nous allions chez Flagan ?

 

— Évidemment. Bien que je me demande si je ne fais pas une erreur.

 

      Mako s’éloigna en disant cette phrase. Xavier observa son ami avant de le rejoindre en s’exclamant :

 

— Eh ! Que voulais-tu dire à l’instant ?

 

      Mako ne répondit pas. Il s’éloigna pour rejoindre la cuisine. En chemin, il croisa Cheryl. Elle discutait joyeusement au téléphone avec une amie. Elle discutait de mode. Elle passa en lui jetant un regard indifférent. Mako soupira un peu tristement. Il devrait se faire une raison. Pour Cheryl, il n’était rien de plus qu’un autre frère. Xavier dirait surement une de perdue dix de retrouvés. Connaissant son ami, cette phrase lui allait comme un gant.

 

      Apercevant Aline au téléphone également, il préféra attendre Xavier dehors. Le temps s’était beaucoup rafraichi. Tout ce qu’il y avait de normal en soi. Dans moins d’un mois et demi, Noël ferait son apparition. Une période de l’année qu’il détestait par-dessus tout. Peut-être que cette année serait différente ? Ses parents n’étaient plus là, son frère non plus.

 

      Les seuls souvenirs qu’ils auraient toujours d’eux seraient leur absence totale dans sa vie, leur indifférence, leur mépris. Son frère le traitait souvent de moins que rien, de déchet. Sa mère avait eu une grande préférence pour son fils aîné. Elle accusait souvent le plus jeune d’être responsable de sa santé fragile. Elle avait bien failli mourir en le mettant au monde. Quant à son père, il n’avait jamais reçu la moindre affection de sa part.

 

      Mako n’en avait pas vraiment souffert, enfin c’est ce qu’il avait toujours fait croire. Il avait été élevé par des nourrices et ensuite par le vieux Alfred. C’était le majordome qui lui avait donné la passion des livres.

 

      Xavier arriva finalement. Il observa son ami en silence. Mako était noyé dans ses pensées négatives. Pour l’en sortir, Xavier donna une grande claque dans le dos. Mako laissa échapper un cri de surprise avant de lâcher des imprécations de toutes sortes à son camarade. Xavier s’éloigna en riant.

 

      Il n’aimait pas le voir broyer du noir. Il ne voulait pas revoir le petit garçon au regard infiniment triste qu’il avait rencontré le jour même où sa famille était venue s’installer dans cette maison. Ce jour-là, il avait décidé de le sortir de son mutisme, de lui donner un peu de gaieté dans sa vie. Il savait ce que c’était l’absence d’un père. Le pire pour Mako était que le sien vivait avec lui, contrairement à celui de Xavier.

 

      Comme à son habitude, le bus arriva en retard. Depuis que l’ancien conducteur avait pris sa retraite, le nouveau ne savait pas ce que c’était la ponctualité. Les garçons devaient souvent se dépêcher ensuite pour ne pas louper les premiers cours. Aujourd’hui, ils pouvaient prendre leur temps.

 

      Xavier ne savait absolument pas où habitait Flagan. Il fut donc assez surpris quand Mako descendit à leur arrêt habituel. Ils longèrent la route principale. Un homme d’une trentaine d’années, un peu enrobées, fumait tranquillement, appuyé contre un arbre. Il les observait depuis un moment. Xavier avait l’impression de l’avoir déjà rencontré quelque part. Il fronça les sourcils pour essayer de s’en souvenir. Il eut le déclic. Il l’avait déjà rencontré à l’hôpital. C’était un confrère de sa mère. L’homme écrasa sa cigarette et se redressa mieux pour les saluer.

 

— Bonjour, Mako. Bonjour, jeune Descamps.

 

— Bonjour. Xavier ! Mon prénom est Xavier.

 

      Le médecin sourit, éclairant ses yeux clairs. Mako s’exclama :

 

— Je ne savais pas que vous fumiez, docteur Elone.

 

— Ah ! Je ne suis pas au travail, Mako. Par pitié, appelle-moi juste Elone. Pour te répondre, je fume de temps en temps. Mais comme, j’ai une interdiction formelle de fumer à l’appartement. Pfft !

 

— Vous feriez mieux d’arrêter.

 

      Elone jeta un drôle de regard à Mako. Celui-ci se sentit rougir. Xavier éclata de rire.

 

— C’est le monde à l’envers. Habituellement, c’est le médecin qui le dit.

 

      Elone eut un sourire. Il jeta un coup d’œil vers l’étage.

 

— Je me demande si la guerre est finie. ?

 

— Pardon ? Laissèrent échapper les deux jeunes hommes.

 

      Elone émit un petit rire.

 

— Avec ces deux-là, je ne risque pas de m’ennuyer. C’est très drôle quand vous avez d’un côté un maniaque du ménage et un « je fais ce qui me plaît même si ça dérange ».

 

      Xavier observa le médecin un instant, puis il répliqua :

 

— J’ai l’impression que vous adorez cette ambiance.

 

      Elone émit un nouveau rire.

 

— Oui, tout à fait. J’adore Edwyn, mais il ne pense qu’au travail. Mais depuis que son fils est arrivé chez nous, il y a une semaine, il commence à changer. Et puis, leur chamaillerie est un pur plaisir. Sasha peut être un véritable petit démon quand il s’y met. Allons-y ! Nous verrons bien sur place.

 

      Les deux jeunes hommes se regardèrent un instant avant de suivre les pas du médecin. Xavier avait caché sa surprise pour ne pas commettre d’impair. Il avait compris le sens du mot « j’adore ». Cela ne le dérangeait pas le moins du monde. Chaque individu avait le droit d’aimer qui il voulait. Il se disait juste qu’étant donné le travail du docteur Elone, cela n’avait pas dû être facile pour lui de gérer. Même si les mœurs avaient beaucoup évolué, dans certains milieux, c’était encore mal vu.

 

      Elone ouvrit la porte d’entrée avec un peu d’appréhension. Il ne voulait pas que la première impression sur Sasha soit fausse. Mais, il y avait silence radio dans l’appartement, enfin jusqu’à qu’une porte s’ouvrit au fond du couloir et qu’une tornade arriva en courant vers lui.

 

      Xavier arriva juste derrière le docteur. Il observa autour de lui en silence. Le peu qu’il voyait pour le moment de l’appartement montrait clairement que les propriétaires du lieu avaient bon goût en matière de décoration. Il tourna son regard ensuite sur le garçon qui arrivait comme une furie. Sa première impression fut qu’il semblait minuscule face à lui.

 

      Ensuite pour une raison inconnue, il se troubla. Ce garçon, mat de peau, avait deux magnifiques perles d’un bleu très clair, virant par moment aux gris orageux. Celles-ci se posèrent un instant sur lui, mais elles se baissèrent assez rapidement, légèrement perturbées. Mako poussa son camarade pour passer.

 

      Sasha fronça un peu les sourcils. Il se demandait pourquoi son cœur s’était emballé comme un idiot en croisant le regard vert d’eau du géant. Il inspira un bon coup avant de prendre la parole.

 

— Elone ? Où étais-tu passé ?

 

— En bas. Vous vous êtes calmé, je vois.

 

      Le garçon haussa les épaules.

 

— Le téléphone s’est mis à sonner. Papa est dans son bureau. Pfft ! S’il croit que je vais me plier à toutes ses exigences, il se trompe. Non, mais !

 

— Haha ! Sasha va falloir y mettre un peu du tien.

 

— Elone, je suis assez grand pour aller au lycée, tout seul. Il pourrait me faire confiance.

 

— Le peut-il vraiment ? Depuis combien de temps, n’as-tu pas mis les pieds dans un lycée ?

 

      Sasha fronça les sourcils, la colère recommençait à poindre son nez. Son regard retomba sur le géant. Il leva un peu les yeux. Il semblait amusé du débat. Sasha en fut contrarié. Pour clore le sujet, il répliqua :

 

— Je promets sur tout ce que j’ai de plus cher que je mettrais les pieds dans ce bahut. Donc le sujet est clos, j’irais tout seul.

 

      Il fit le geste de faire demi-tour. Elone le rattrapa.

 

— Ne t’en vas pas si vite, mon chou. Viens faire connaissance avec tes futurs professeurs particuliers.

 

— Hein ?

 

      Le garçon se retourna d’un coup. Il soupira. La poisse ! Elone s’amusait comme un fou. Sasha était tellement facile à déchiffrer par moment. Il voyait bien que cela le dérangeait. Elone annonça :

 

— À ma droite, je te présente Mako Marcello. C’est l’associé de ton père. Il t’aidera pour les langues étrangères. À ma gauche, c’est Xavier Descamps.

 

      Sasha sursauta. Il jeta un rapide coup d’œil supplémentaire vers le géant. Il se souvient d’une certaine photo sur le bureau de sa psychanalyste.

 

— Vous êtes le fils du docteur Aline ?

 

— Oui, c’est bien ma mère. En quoi vais-je t’être utile ?

 

      Sasha se troubla. Avait-il besoin de demander de cette façon ? Sa phrase pouvait être prise de plusieurs façons.

 

— C’est vrai ça ! En quoi va-t-il mettre utile, Elone ? À part avoir un torticolis, je ne vois pas.

 

— Sasha !

 

      Elone secoua la tête.

 

— Quoi Sasha ? J’ai raison. T’as vu la taille ! Pfft ! Pauvre de nous.

 

      Elone, inquiet, jeta un coup d’œil vers Xavier. Il observait le fils d’Edwyn les yeux rétrécis. Était-ce bon signe ou mauvais signe ? Mako semblait apprécier le débat.

 

— Je sens que je vais me régaler à torturer les méninges de ce pygmée.

 

— Pygmée ? Comment il me parle, le gorille !