Shin devient le Baby-sitter : 73

 

 Dès le lendemain, Luce se rendit au lycée en compagnie des cinq Étrangers. Dans le bus les amenant, ils ne passèrent pas inaperçus évidemment, surtout à cause de la taille et de la carrure de Buzz. Les vieilles dames changeaient de trottoir effrayé par ce garçon, un peu hors-norme. Celui-ci poussait des soupirs à fendre l’âme à chaque fois.

 Buzz Chzaz était plutôt un garçon bon poire, trop gentil pour faire mal à autrui. Son apparence jouait contre lui comme toujours. Bien sûr, ses amis se chargèrent dans rajouter évidemment. Surtout les jumeaux qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau, sans compter sur l’impertinent Sawako dont les réflexions cinglantes parfois, faisait recroqueviller Buzz sur lui-même, lui donnant ainsi un air encore plus féroce.

 Luce les avait déjà rencontrés et les avait de suite acceptés comme eux d’ailleurs. Les cinq étrangers intégrèrent non seulement Luce dans leur groupe, mais également Jeff, sans le moindre problème. Étant donné qu’ils possédaient tous les sept, le sang maudit, ils décidèrent désormais qu’ils étaient une famille donc des frères de sang.

 Carlin avait émis une seule règle dans leur cohabitation. Aucun d’eux ne devait rester seul. Si l’un voulait sortir, il devait être accompagné soit d’un adulte, soit par un de leurs camarades. Ils devaient également accepter de porter un émetteur sur eux afin que la police sache où ils se trouvaient à toute heure.

 Les jumeaux avaient répliqué que cela ne serait vraiment pas amusant puisqu’à cause de cet émetteur, ils ne pourraient plus faire l’école buissonnière. Sawako répondit simplement que cela ne l’empêchera pas le moins du monde à faire ce qu’il avait envie de faire.

 En tout cas, les nouveaux élèves firent sensation. Les professeurs eurent beaucoup de mal à garder leur classe dans le calme, surtout celle du professeur Amory puisque les étrangers furent évidemment casés dans la même classe que Jeff et Luce.

 Tankeï eut avant même la fin de la matinée la visite des jumeaux et de Sawako dans son bureau. Les Cardoni s’amusèrent aux dépens du directeur qui n’arrivait pas à les différencier. Tankeï ne chercha pas et les colla tous deux pour s’être moqués. Avec Sawako, Tankeï serra les dents. Ce garçon avait une véritable langue de vipère, mais parvint à tenir le choc en jouant aux échecs avec lui. Un redoutable adversaire soit dit en passant.

 Tankeï en fut agréablement surpris, en sachant que Sawako n’allait plus en cours depuis plus de trois ans. Quand il lui demanda la raison. Le garçon haussa les épaules en disant qu’il n’en voyait pas l’intérêt. Mais, le regard du garçon indiquait clairement une certaine tristesse.

 En observant bien les dossiers de ces étrangers, Tankeï savait que leur potentiel était au top niveau. Les jumeaux, tout comme Buzz Chzaz, auraient très bien pu intégrer directement l’université, mais pour l’enquête, les trois jeunes avaient accepté de revenir au lycée. En fait, le seul à être légèrement en retard, se serait le japonais, mais étant donné les résultats, le retard était vraiment très léger.

 À l’heure du déjeuner, Luce et Jeff amenèrent leur nouveau camarade à la cantine afin de rejoindre le reste de leurs amis. Les jumeaux, évidemment, essayèrent de faire du charme à Ashanti, sous le regard de son petit ami, pas content du tout. Alexis bouda pendant tout le repas. Pourtant, Ashanti resta indifférente aux attentions de ses deux beaux latinos. Puis, alors qu’ils sortaient pour rejoindre le toit comme à leur habitude.

 Vincenzo sauta sur le dos d’Alexis pour le féliciter d’avoir une aussi jolie, intelligente et fidèle petite amie. Il lui chuchota qu’il ferait mieux de rester avec elle plutôt que de bouder dans son coin. Il le rassura également que son frère et lui aimassent bien taquiner les couples, mais jamais ils ne se permettraient de piquer la nana d’un autre et encore moins d’un ami.

 En tout cas, le toit du lycée n’avait jamais été aussi bruyant que ce jour-là et les jours suivants. À la maison des Oda Miori, l’ambiance chaotique continuait évidemment. Il n’y avait pas que leur fils qui hurlait maintenant quand Erwan se trouvait présent.

 Ce démon s’acharnait également sur Sawako et sur Charles, le mioche comme il prenait plaisir à le surnommer. À chaque cri poussait, Renko avait tendance à jeter un œil sur son compagnon et le voyait sourire. Carlin appréciait d’avoir du monde dans sa maison.

 Erwan avoua que le fait d’avoir des garçons de son âge, ayant pour ainsi dire un passé en commun, permettait à Luce d’accepter définitivement son corps. Certes, il ne l’avait plus négligé ou critiqué, mais Erwan savait bien qu’au fond du cœur de son petit ami, il y avait encore quelques séquelles.

 Il se trouvait dans la bibliothèque essayant tant bien que mal de lire le cahier bleu, mais sans y parvenir réellement, tout cela par la faute de son écrivain en herbe endormi sur ses genoux. Comment pouvait-il être aussi sexy dans son sommeil ? D’ailleurs pourquoi dormait-il au juste ? Erwan avait eu un mal de chien à le récupérer. Les jumeaux Cardoni l’avaient séquestré jusqu’à qu’ils trouvent une nouvelle victime.

 Erwan la plaignait beaucoup, mais il la remerciait également d’être enfin rentrée. La pauvre Asia Amory servait de bouc émissaire aux jumeaux pour la simple raison qu’elle parvenait aisément à savoir qui était qui sans le moindre souci. Depuis, ils essayaient de la prendre en traitre, mais ils se faisaient avoir à chaque fois.

 Luce ouvrit les yeux avec douceur. La luminescence de la pièce lui faisait mal. Il se mit à bâiller avant de se redresser. Il posa sa tête contre l’épaule de son petit ami.

- Je suis désolé, Wan. Je ne suis pas une très bonne compagnie, aujourd’hui.

 Erwan posa sa main sur celle du garçon et la serra.

- Bah ! Tu n’es pas vraiment habitué d’avoir des frères aussi turbulents.

 Luce esquissa un sourire ravi sur le terme.

- Mes papounets et l’inspecteur ont eu une sacrée bonne idée de les faire venir. Déjà la première fois, je les aimais bien, maintenant, c’est encore mieux. Même s’ils m’épuisent, je suis ravi d’être considéré comme un frère pour eux.

- Mouais ! Tant qu’ils te considèrent comme un frère, ça me va.

 Luce bougea et s’installa à califourchon sur les longues jambes de son ami. Il frotta son nez contre celui d’Erwan.

- Mazette ! Qu'est-ce que tu es jaloux ! Ne me fais-tu pas confiance ?

- Évidemment que j’ai confiance, Luce, mais…

 Le garçon émit un petit rire avant de baiser avec tendresse les lèvres fermes.

- Je sais, j’ai compris. Ce sont des garçons et dont leur goût est plutôt éclectique. À part, les jumeaux qui sont bisexuels, les trois autres sont aussi gays que je le suis.

- Tu n’es pas obligé de confirmer.

- Haha ! Tu ne peux pas m’enfermer. Tu devras vivre avec ta possessivité mon chou !

 Erwan grogna et chavira Luce de tout son long sur le canapé. Il se mit à lui mordre l’oreille et le cou sous le rire du garçon.

- Non, mais, tu as fini de te moquer de ma poire.

 Luce riant toujours entoura le cou d’Erwan de ses bras afin de réclamer un baiser torride. Il le reçut sans attendre et il aurait surement eu bien autre chose si malheureusement la porte de la bibliothèque ne s’était pas ouverte. Erwan posa son front sur le torse de Luce en soupirant fataliste sous le rire à peine voilé de son petit ami.

- Ah ! Désoler du dérangement les amoureux ! S’exclama l’intrus.

 Erwan se redressa pour s’asseoir correctement tout en tirant Luce pour l’installer sur ses genoux. Il observa le nouvel arrivant. L’homme semblait fatiguer.

- Te ferais-tu vieux, Shin ?

 Le frère d’Akira adressa un sourire à l’étudiant.

- Non, j’ai juste perdu l’habitude d’être bousculé. Pourquoi est-ce moi qu’on a choisi pour les garder ?

- Pardon ? Garder qui ?

- À ton avis, ce n’est surement pas le Pape ! Mais je rêve, Ludwig a pris la poudre d’escampette, prétextant un problème urgent. Celui-là si je l’attrape, je l’étripe et tant pis pour Reï !

- Ah ! C’est toi qui es à notre disposition à volonté, Shin, demanda Luce, légèrement moqueur.

 Voyant Erwan dubitatif, Luce expliqua alors :

- Shin est l’adulte qui doit nous accompagner si nous voulons aller en ville. À l’origine, il devait faire l’affaire avec Ludwig, mais monsieur a pris la fuite.

- Un Lâche ! Il me le paiera, le bougre ! Râla Shin, en se laissant tomber sur un des fauteuils.

- Et pourquoi es-tu si fatigué ?

- Bin, je déteste aller faire du shopping et bien sûr, Charles a voulu aller au centre commercial pour s’acheter des nouvelles fringues. Il est pire que Lina ou Maddie, réuni.

 Erwan et Luce ne purent s’empêcher d’éclater de rire. Connaissant le penchant de sa sœur et de sa tante pour le shopping, Erwan comprenait très bien Shin. À cet instant la porte s’ouvrit sur Sawako Sanada. De sa démarche féline, il fonça droit sur le fauteuil où se trouvait le frère d’Akira et annonça :

- Je vais en ville.

 Puis, il tourna les talons sans un regard pour les deux autres. Shin se releva d’un bond et fonça vers la porte, les deux restants l’entendirent répliquer.

- Celui-là, un de ces jours, il va recevoir la plus belle fessée de sa vie.

 Ils gardèrent le silence un long moment avant que Luce explose de rire. Erwan serra la taille de son homme avec tendresse, un sourire sur les lèvres.

- Pauvre Shin ! Je le plains. Sawako a bien décidé de lui en faire baver.

- Bah ! Je crois que cela lui fera que du bien. Lina m’a avoué ce matin que la date d’anniversaire de la mort de Hans approchée. Elle raconte qu’à chaque fois, il a tendance à être déprimé pendant cette période. Ludwig le sait aussi.

- Tu crois qu’il a fait exprès de lui laisser toute la charge, afin de lui occuper l’esprit ? Demanda Luce.

- Je le pense. Hans est mort depuis plus de vingt ans maintenant. Il doit arrêter de fuir.

- Oui, tu as raison. Bon, je vais aller rendre visite à mes bébés.

- Hein ?

 Luce se leva et se dirigea vers la porte. Erwan réagit enfin et le souleva comme un sac de pommes de terre. Il se dirigea alors vers la chambre de son bien aimé. Luce se débattait en riant.

- Erwan ! Repose-moi à terre. Je veux aller voir mes bébés.

- Hors de question ! Tu iras les voir demain, pour l’instant tu m’appartiens.

 Luce se débattit de plus belle. En correction, il reçut une clique sur les fesses, le faisant grogner et lui amenant les larmes aux yeux. Erwan n’y était pas allé de main morte. Erwan déposa son changement seulement quand il pénétra dans la chambre et l’avoir fermer à clé.

 Luce ne perdit pas de temps. Il donna un coup dans l’estomac d’Erwan pour se venger et s’enferma dans la salle de bain. L’étudiant frotta son estomac, en grimaçant. Un sourire s’esquissa. Son ange voulait jouer, bien alors pourquoi pas !

 Il se rendit devant la porte.

- Ouvre-moi, Luce ! Ordonna-t-il.

- Non, je n’ai pas envie. Va voir ailleurs si j’y suis !

 Erwan secoua la tête. Il continua d’insister pendant un moment, puis s’emporta :

- Bon, puisque c’est comme cela, je m’en vais. Je rentre chez moi et je ne reviendrais que la semaine prochaine. Tu seras peut-être plus aimable.

 Luce se mordit les lèvres. Il entendit la porte de sa chambre claquée. Alors, sans plus réfléchir, il déverrouilla la porte de la salle de bain. Il voulait rattraper Erwan pour s’excuser. Il n’eut pas à aller très loin, car à peine fut-il sortir de la pièce que deux bras l’attrapèrent.

- Aaaaaaaaaaahhhhhh ! Hurla Luce, de peur avant d’apercevoir les deux saphirs brillant de mille feux.

- Haha ! Je t’ai eu, mon ange.

- Tu es horrible, Wan ! Tu m’as fait peur.

 Erwan serra son ange dans ses bras et lui embrassa les tempes, avant de glisser vers les lèvres.

- Pardon, pardon. Tu me pardonnes ?

 Erwan l’embrassa avec une telle tendresse que Luce ne savait plus où il était. Il plongea ses yeux mordorés dans les saphirs et répondit :

- Je ne sais pas, peut-être si tu m’embrasses encore une fois.

 Erwan sourit et exauça le vœu de son ami avec un plaisir évident.

 

 Shin suivait le jeune japonais avec air fataliste à toute épreuve. Le bougre marchait en tête avec l’idée de faire tous les magasins du quartier. Pourquoi avait-il refusé d’aller avec Charles quelques heures plus tôt pour finalement se décider à y venir à son tour ? Se demandait Shin.

 Ce garçon faisait exprès de lui mettre les nerfs à vif. Il ne faisait aucun effort pour être agréable avec les vendeurs et encore moins avec les vendeuses. Shin l’observait halluciné par le sale caractère du japonais. Celui-ci parlait couramment le français, mais il s’amusait à faire croire qu’il ne connaissait aucun mot.

 Une fessée ! Ce garçon en mériterait plusieurs pour son impolitesse, pour son caractère de chien et pour bien d’autres raisons aussi. Il faillit avoir une bagarre dans les toilettes publiques. Un homme aurait eu la mauvaise idée de toucher un peu trop les fesses de Sawako. Shin avait réussi à retenir le poing du garçon prêt à en découdre avec ce vieux pervers.

 Il put ainsi constater la force sauvage du japonais. Malgré sa taille et sa minceur, il cachait sa force. Un vrai chat sauvage, songeait Shin. Mais, il ne battait pas Carlin Oda. D’ailleurs qui pourrait le surpasser celui-là !

 Sawako râla tellement que pour le faire taire, Shin fit comme pour les autres, il lui parla d’estomac affamé et l’invita à se restaurer dans le restaurant où quelques jours plus tôt, il avait déjeuné avec Luce et Jeff. Shin en observant l’adolescent, songea que c’était une belle bande de gloutons ces jeunes.

 Son regard fit le tour de la salle pleine à craquer et il la vit. Shin se leva d’un coup et s’élança vers la sortie. Il regarda à droite et à gauche frénétiquement, mais il n’était plus là. Pourtant, il était sûr que la femme de la dernière fois se trouvait là, près de la colonne de soutien. Il fronça les sourcils, inquiets.

 Il retourna à sa table où Sawako le regardait bizarrement.

- Cela vous prends souvent de quitter la table de cette façon ! J’ai bien cru que vous me laissez ici.

 Shin haussa les épaules.

- Tu me vouvoies maintenant.

 Sawako se mit à rougir, et s’exclama :

- Bon, je ne suis pas toujours très correcte. Je voulais rectifier le tir.

- Ah ! Voilà enfin une parole intelligente.

 Le japonais lança un regard noir à l’adulte face à lui. Il n’aimait pas beaucoup que l’on se moque de lui.

- Mouais ! Je pensais que vous étiez sympathique, mais je vais changer d’avis.

 Shin posa l’addition sur la table et attrapant le bras de l’adolescent, il se dirigea vers la sortie. Sawako se débattit pour être lâché, mais Shin ne le fit pas. Il serra un peu plus.

- Vous êtes pénible, vous le savez.

 Shin lui adressa un sourire.

- Tu ne peux pas savoir à quel point.

- Je ne veux pas le savoir, d’abord. Alors, qui vous cherchiez tout à l’heure ? La femme blonde qui observait le restaurant depuis notre entrée dans celui-ci ?

 Shin s’arrêta net et se retourna vers Sawako.

- Pourquoi ne m’en as-tu rien dit avant ?

- Euh ! Je croyais juste qu’elle attendait quelqu’un ou qu’elle surveillait son homme. Je l’ai déjà vu faire. Pourquoi qui était-elle ?

 Shin se gratta la tête.

- N’es-tu pas au courant ?

- Hein ? De quoi ?

- Bon Dieu, Sawako Sanada ! Tu n’as pas écouté une seule fois l’inspecteur ! Il a pourtant parlé de Saphira Folker. Le meurtrier semble se déguiser en femme pour vous approcher plus facilement.

- Ah ! Et c’est cette femme ?

 Shin secoua la tête, exaspérée. Il reprit la route toujours en tirant le bras de l’adolescent. Il était finalement sorti du centre commercial et se dirigeait vers sa voiture. Le garçon restait silencieux. Il se rendait bien compte qu’il avait mis le jeune homme en colère pour son irresponsabilité de n’avoir rien écouté.

 Pourquoi toutes ses personnes se tracassaient-elles pour lui ? Il ne comprenait pas. Sa famille, puis les amis de sa famille lui disaient sans arrêt qu’il n’était rien d’autre qu’un déchet de la société et que la seule chose valable chez lui était son corps.

 Pourtant depuis qu’il avait rencontré pour la première fois Luce Oda, il l’avait jalousé de la chance qu’il avait d’avoir une chouette famille. Il enviait également l’homme face à lui d’avoir un frère qui veille sur lui, même alors qu’il est un adulte responsable. Lui, il n’avait pas de frère. Il n’avait pas eu cette chance car du fait de sa naissance, sa mère était devenue folle. Il y avait bien eu, ces personnes, ces grands frères, mais il trouvait que ce n’était pas vraiment pareil.

 Il en était là de ses pensées quand le bruit caractéristique d’une voiture démarrant sur les chapeaux de roue retentit. Il allait se retourner, mais il se fit éjecter plus loin. Il entendit des bruits et des hurlements. Il se redressa en grimaçant. Il s’était fait mal à la cheville en tombant.

 Que s’était-il passé ? Son regard se porta à la place où il se trouvait quelques instants plus tôt et vit le corps. Il pâlit. Non ! Pas encore ? Des larmes se mirent à couler le long de ses joues. Il parvint à se redresser et rejoignit la forme allongée. Des passants se trouvaient déjà près de lui et ils essayèrent de l’empêcher d’approcher. Mais, Sawako les repoussa et se laissa tomber sur le sol en sanglot.

 Les sirènes s’entendaient. Les secours n’allaient plus tarder. L’adolescent sentit une main frôler son visage. Il ouvrit les yeux pour croiser ceux de Shin. Celui-ci esquissa un sourire grimaçant. Il parvint à murmurer.

- Arrête de pleurer Banane ! Je ne suis pas encore mort.