Luce X Erwan : 42

 

 Le garçon resta un long moment sans voix, un peu choqué, sonné aussi. Jamais, il n’aurait pensé que son ami le lui demanderait un jour. Il s’agita, mal à l’aise. Erwan, lui, se mordit la lèvre. Ce démon ne se rendait pas compte à quel point il l’excitait à bouger comme il le faisait.

- Pourquoi ? demanda, d’une toute petite voix, Luce, troublé.

- Il n’y a pas vraiment de raison. Je veux te sentir.

 Luce se laissa tomber dans les bras solides. Erwan entoura de ses bras le corps très désirable. Le garçon tremblait.

- Je ne peux pas. Je ne l’ai jamais fait.

- Tu as peur ?

 Luce déposa une multitude de baisers sur le torse et dans le cou. Erwan trouvait très agréable et son esprit commençait à dériver.

- Bien sûr que j’ai peur. Je ne veux pas te faire mal.

- Parce que je ne te fais pas mal, moi ?

- Mmmh ! Ce n’est pas comparable.

- Et bien, dis-toi : étant donné que tu as un gabarit moins élevé que le mien, je risque moins d’avoir mal que toi.

 Le garçon mit un temps à comprendre la signification de la phrase. Quand la lumière se fit, il se redressa à nouveau et donna un coup dans l’épaule d’Erwan qui grimaça tout en riant. Pour se venger, Luce fit glisser sa main le long du torse, le ventre pour arriver enfin à l’endroit désirer. Erwan en eut le souffle coupé. Il eut même bien du mal à le récupérer quand la bouche tentatrice vint rejoindre la main.

- Tu es sûr, Erwan ? demanda Luce, toujours troublé.

- Luce ? Fais-le ! Sinon, je vais croire que tu préfères subir la fessée.

- Hein ? Tu n’oserais pas quand même ?

 Luce déposa des petits baisers sur le sexe tendu de son camarade. Erwan eut bien du mal à prononcer une phrase correcte tellement il perdait pied.

- Je … vais me … ah ! Merde !...gêner.

 L’adolescent engloutit la verge faisant crier l’étudiant. Il laissa une main glisser sous les fesses et introduit un doigt dans la partie vierge d’Erwan. Il ne voulait pas penser à ce qu’il fabriquait. Il ressentit le sursaut. Il hésita un instant. Devait-il continuer ou non ? Il redressa la tête et jeta un coup d’œil vers le visage de son amant.

 Erwan fermait les yeux et ne montrait aucune gêne, ni aucune grimace. Luce introduit un deuxième doigt. Il le vit alors se mordre la lèvre, mais aucun son ne sortit. Il ne voulait pas le décourager. Luce comprit qu’Erwan voulait vraiment tester cette position.

 Le garçon se mit à rougir comme un coquelicot. Il avait la trouille. Est-ce qu’il pourrait satisfaire son ami de cette façon ?

- Tourne-toi, Wan !

 L’étudiant ouvrit les yeux et aperçut aussitôt le doute dans le regard de son Luce. Il se redressa juste assez pour déposer un baiser sur les lèvres du garçon. Celui-ci répondit à l’invite. En relevant la tête, Erwan en profita pour déposer un baiser sur le nez aquilin. Puis, tout en obéissant à l’ordre donné, il murmura :

- Ne te pose pas de question idiote, mon Luce. Si c’est toi, ce sera parfait quoiqu’il arrive.

 Les rougeurs s’intensifièrent encore plus. Luce hésita encore un moment, puis en inspirant un bon coup, reprit la charge de préparer son ami. Il ne voulait pas lui faire mal. Alors, le mieux serait de le préparer correctement. Au bout d’un certain temps, il put intégrer un troisième doigt. Il pouvait entendre Erwan haleter assez fortement.

 Luce déposa plusieurs baisers sur le dos magnifique. Il glissa aussi une main sous l’étudiant afin de caresser le sexe. Le garçon se laissait prendre au jeu finalement.

- Erwan ? Je te préviens, même si tu as mal aux fesses ensuite, je veux un deuxième round et je reprends ma place initiale.

- Comme tu veux … ah ! Mais Bon Dieu ! ….ah!... Fais-le !

 Luce se positionna devant les fesses et commença à faire pénétrer son propre sexe dans l’intimité de son homme. Il le fit tellement lentement qu’Erwan crut mourir. Contrairement à ce que pouvait penser son ange, il ne ressentit aucune douleur. Sentir enfin sa moitié en lui l’excitait bien davantage. Luce se mit à bouger et leur halètement se fit synchro, mais seule Luce jouit. Erwan, bien trop excité, préférait attendre encore un peu.

 Le garçon se laissa retomber sur le côté, essoufflé. Il s’exclama :

- Je ne le ferais pas tous les jours, je te préviens.

 Erwan gloussa et glissa son corps contre celui de son ange. Il fixa son regard bleu à ceux mordorés. Leurs sexes se frôlèrent. Celui très tendu de l’étudiant redonna vie à celui de Luce qui frissonna et laissa échapper un son inarticulé. Un sourire malicieux étira les lèvres très sensuelles d’Erwan.

 Luce, sans quitter du regard les saphirs, porta ses bras autour du cou de l’étudiant et écarta ses jambes en invite. Erwan passa ses bras sous les cuisses et d’un coup de rein, pénétra dans la partie intime de Luce. Le garçon préférait de loin cette position. Ils recommencèrent leur ballet très sensuel et érotique jusqu’à apothéose qui les laissa complètement Ko, mais très satisfait.

 

 Après avoir raconté les mésaventures du couple démoniaque, Ricky rétorqua qu’il ne dirait plus rien. L’histoire appartenait aux protagonistes. Maddie bouda un peu. Elle aurait aimé en savoir un peu plus sur cette dispute.

 Finalement, ils décidèrent d’aller déjeuner. Leurs estomacs criant famine, il fallait bien le nourrir et puis le bœuf bourguignon de la femme de Monsieur Albert n’attendrait pas. Le débat suivant fut : « Devrait-il en laisser pour les absents ? Gros débats ! La nourriture étant excellente et la plupart du groupe des gros mangeurs !

 Alison eut le dernier mot en retirant le plat pour le mettre à l’abri au four. Pour les empêcher de râler, elle apporta le fromage et les desserts. À cet instant, Sa Majesté le Roi daigna enfin de montrer son museau.

 Tous ses amis se mirent à le regarder bizarrement. Luce se demanda bien pourquoi ! Qu’avait-il fait ? S’était-il mal habillé ? Il baissa son regard sur lui. Apparemment ce n’était pas le cas. Avec un haussement d’épaules, il se rendit dans la cuisine et se réchauffa une assiette. Il revint dans la salle à manger et s’installa à une place libre juste à côté d’Alexis.

 Malgré le regard insistant de ses amis, il ne s’arrêta pas de manger pour autant. Il prit même le temps de racler son assiette avec du pain. Il vit Maddie fronçait les sourcils, exaspérés. Ricky, Rulika et Edward levaient les yeux au ciel. Un sourire naquit sur les lèvres de Luce. Il ne savait pourquoi ils agissaient ainsi, mais voir leur tête, un pur régale !

- Qu’est-ce que vous avez ? Pourquoi me regardez –vous ainsi ? Finit-il par demander le plus innocent possible.

- Hein ? Je n’y crois pas. Ne nous fais pas languir, Luce, s’emporta Maddie.

- Languir sur quoi ?

-Mais enfin ! Tu le fais exprès ? T’es-tu réconcilié avec mon frère ? Reprit de plus belle Maddie, au comble de la curiosité.

 Luce lança un regard courroucé vers Ricky et Kenny. Les deux garçons se mirent à regarder ailleurs.

- Certaines personnes auraient mieux fait de fermer leur clapet.

- Ne les gronde pas, Luce. Nous avons été surpris par ton arrivée des plus bruyantes, expliqua Rulika.

 Le garçon s’agita sur son siège, puis répliqua : 

- Mais pourquoi vous vous tracassez comme cela ? Ce n’est pas la première fois que je me dispute avec Erwan et ce ne sera surement pas la dernière, non plus.

- Tu avais l’air tellement furax, s’exclama Kenny.

 Luce se mit à rire, tout en se servant une grosse part de gâteau au chocolat.

- Vous l’auriez été, vous aussi, si cela avait été vos propres fesses. Je ne sais pas pourquoi, elles ont vachement de succès, ces temps-ci.