Chapitre 8

 

            Après le repas, Lina cria qu’elle voulait aller faire la fête. Elle demanda donc l’autorisation d’embarquer avec Ludwig, Maeva et Reï. Étant donné que la boite de nuit appartenait à la famille Miori, le videur les laisserait entrer si Renko acceptait de signer la décharge. Bien sûr, le jeune homme décida de faire le grand frère casse-pied. Lina dut le supplier à genoux pour que finalement, il accepte.

            Lina lui assura qu’elle finirait par se venger et qu’il en sentirait la douleur. Il haussa juste les épaules, pas intimidé pour un sou. C’est avec frénésie qu’elle les emmena donc dans la nouvelle boite que son père avait fait ouvrir deux mois auparavant.

            Elle se situait dans le centre-ville pas très loin d’une bibliothèque et d’une université. Sur le parking déjà presque rempli, la jeune fille se gara. Reï se demandait sérieusement si le videur le laisserait réellement entrer en jean, basket. Elle ne lui avait pas laissé le temps de se changer tout comme Maeva habillée pareille. Lina leur assura que celui dont le videur tiquerait n’était surement pas eux, mais plutôt leur camarade.

            Ludwig lui fit un doigt d’honneur en réponse. Il portait un jean troué, trop descendu sur les hanches, un tee-shirt avec une tête de mort et des rangers aux pieds. Avec ses tatouages et ses piercings, il représentait pour la plupart le type même du voyou.

            Mais comme prévu, le videur les laissa entrer après avoir regardé d’un œil distrait la décharge. Du premier regard, il avait déjà reconnu la fille de son patron, enfin de son grand patron. La boite était gérée par un représentant de la compagnie Miori Corporation. Il se dit également qu’il avait la chance de voir ce soir-là deux membres de cette famille. Quelques heures plus tôt, le deuxième fils d’Auguste Miori était passé voir le directeur. Il leur souhaita une bonne soirée.

            Dès qu’ils entrèrent, ils furent envahis par la musique. Elle les mena vers la salle et ils durent bousculer des clients pour pouvoir passer. La boîte pouvait accueillir beaucoup de monde, mais la plupart des jeunes se coltinaient près de la piste et de la sortie.

            Lina, connaissant chaque recoin de la boite, elle les mena directement à une place près du DJ. Ravi, Ludwig se laissa tomber sur un des fauteuils juste à côté de Reï. Lina les quitta pour aller saluer le DJ et l’homme qui se trouvait juste à côté.

            Quand elle revint, elle leur annonça en criant pour se faire entendre que pendant une heure, ils ne passeront que du Bass Hunter. D'ailleurs, cela ne se fit pas attendre, car les premiers accords de « Horn Of Orcs » se firent bientôt entendre.

            Lina attrapa la main de Maeva et la tira pour se rendre sur la piste. Elles se mirent à danser. Elles dansèrent ainsi pendant presque toute l’heure écoulée. Elles avaient même fini par aller chercher les garçons qui ne semblaient pas vouloir bouger leur fesse.

            Les filles savaient bien pourtant que Ludwig était un très bon danseur. Il le montra en compagnie de Lina avec qui les pas s’harmonisèrent sur l’air de Dilly Dally de Hakimakli, version française.

            Maeva et Reï les entouraient en compagnie d’autres personnes pour les encourager. La chanson se trouvait presque à la moitié qu’en un autre homme, de la même taille que la jeune fille, un châtain coupé très court, finit par les rejoindre sur la piste. Ce fut presque un duel entre les deux garçons et Lina qui les titillaient.

            Reï se laissait entraîner par la musique et par le plaisir d’être avec des personnes qu’il appréciait de plus en plus. Il se demandait si son frère les aurait aimés aussi. Il n’en était pas très sûr. Il avait un doute pour Ludwig. Il ne savait pas pourquoi, mais il était sûr et certain que le percé et Hisoka se seraient détestés.

            Après la chanson, une autre reprit le relai, c’était PillBoxx avec Time To Dance. Maeva tira le bras de Reï afin de regagner leur place. Apparemment, les danseurs ne voulaient toujours pas regagner leur table. La jeune fille s’installa le plus près du garçon afin de pouvoir mieux parler.

- C’est bête ! On aurait pu inviter Killian à venir avec nous.

            Le blond sourit. Il avait déjà deviné que sa jeune amie avait un faible pour le terminale.

- Je ne suis pas sûr qu’il aurait aimé.

- Je sais bien, mais au moins, il aurait fait une sortie avec des amis. Cela lui changerait de son stupide ordi.

- Ce n’est pas gentil ! Ça donne l’impression que tu es jalouse.

            La jeune fille se sentit rougir. Elle donna un coup de coude à son camarade qui se mit à rire. C’est à cet instant que choisit de revenir Ludwig et compagnie. Bien sûr, le percé prit possession de la place libre près du blond. Ce manège fit sourire Lina et Maeva.

            Le deuxième danseur les accompagnait. Vu qu’il tenait la main de la jeune Miori, Reï sut de suite que la troupe le connaissait. Il mit un temps, mais il le reconnut comme étant le DJ qui s’occupait de la sono à leur arriver.

- Reï, je te présente Shin Soba.

            Alors, c’était lui le fameux Shin qui ne se laissait pas mener par le bout du nez par Lina. Les deux garçons se serrèrent la main. Shin s’installa à côté de Lud et l’attrapa par le cou.

- Toujours aussi bon en dance, Lud. Tu as toujours des talents cachés.

- Qu’est ce que tu crois ? Avec une mère qui aimait faire la fête, c’était facile d’apprendre.

- Hahaha ! C’est clair !

            Lina qui ne s’était toujours pas assise fut tirée d’un seul coup et elle tomba carrément sur les jambes de Shin qui se moqua d’elle. Elle se redressa et le frappa.

- Espèce d’idiot !

- Arg ! Comment tu parles toi ? Va falloir que je dise à Renko de te dresser, femelle !

            Pour toute réponse, il se fit à nouveau taper bien qu’elle ne chercha pas à sortir des bras du jeune homme. Ludwig se pencha vers Reï et lui chuchota :

- Ils agissent comme s’ils ne sortaient pas ensemble, mais c’est archi faux !

 

            Cela faisait maintenant plus de deux heures que les adolescents étaient sortis. Renko, pour passer le temps, lisait un livre dans le salon, pendant que Carlin après s’être occupé de Luce, s’enferma dans sa pièce.

            Il devait peindre, mais voilà aux bouts deux heures, rien. Il soupira fataliste. Il s’ennuyait. Il ne savait pas quoi faire. La maison était beaucoup trop calme sans les mioches. Thalia les avait abandonnait pour aller dormir chez une amie. Elle leur avait fait des recommandations évidemment, genre de ne pas sortir, de faire attention en descendant les escaliers et tous et tous….

            Carlin renifla. Cette gamine les prenait pour qui là ? Ils n’étaient pas encore séniles, encore heureux. Il abandonna sa toile et sortit. Il alla zieuter un coup d’œil à sa pupusse adoré. Pour une fois, le bambin dormait. Tant mieux ! Luce pouvait être adorable, mais le jeune homme en avait assez de faire des nuits blanches. Si ce n’était pas la faute du bambin, c’était les cauchemars de Thalia, de Maeva ou encore de Ludwig.

            Enfin pour Ludwig, il était tranquille. Reï pouvait très bien se charger de veiller sur ce grand dadais. Un sourire étira ces lèvres. Le blond allait en voir des vertes et des pas mures. Ludwig avait jeté son dévolu sur lui et il ne lâcherait pas prise tant qu’il n’aurait pas ce qu’il voulait. Pour ça, il avait bien hérité de son père dont il portait le nom, mais aussi de Ludmila.

            Carlin se passa une main dans ses cheveux noir corbeau. Il se secoua un bon coup. Hors de question de repenser à son amie décédée ! Il ne voulait pas déprimer. La poisse ! Voilà ce qui arrivait quand il s’emmerdait !

            Un autre sourire revint sur ces lèvres. Il savait quoi faire maintenant. Cela faisait un moment où il ne l’avait pas emmerdé celui-là. Enfin la dernière fois, c’était la veille donc c’était vieux ! Pas vrai ?

            Il fonça vers les escaliers et les dégringola en quatrième vitesse. En arrivant vers le salon, il se mit à crier :

- Rennnnnnnnnnnkooooooooooooo, je m’ennuie !

            Le grand brun sursauta comme à son habitude avant de recevoir un corps lui tombait dessus. Son livre fut envoyé valdinguer à l’autre bout de la pièce.

- Carlin ! Tu ne peux pas arriver normalement ?

- Nada ! C’est bien trop ennuyeux sinon !

            Carlin se redressa et s’installa à califourchon sur les jambes musclées de son compagnon. Les mains croisées derrière la nuque de son homme, alors que celui-ci le retenait par les hanches.

- Pour une fois que je pouvais lire tranquille !

            Carlin se pencha et lui mordit l’oreille. Renko grimaça.

- Aïe ! Brute !

- Occupe-toi de moi plutôt que de penser à ton bouquin ! Tu m’as trop délaissé.

            Le brun se mit à rire.

- Tu es gonflé tout de même ! Tu m’as empêché de dormir pratiquement toute la nuit !

- Ça, c’est de l’histoire ancienne !

            Renko se mit à rire à nouveau tout en approchant ces lèvres de ceux de son compagnon. Même après toutes ces années, il ne pouvait s’empêcher d’adorer cette bouche et surtout cette langue agaçante. Il laissa, ensuite ses lèvres glissaient, le long de son cou. Ses mains passèrent sous le pull rouge de Carlin. Le jeune homme avait gardé la douceur de sa peau, de sa taille et de sa minceur.

            Trop impatienté, Carlin retira son pull et commença à déboutonner la chemise de son homme. Il ne restait pas en reste et laissa errer ses propres lèvres sur la peau de son vie à vie, sur ses épaules, sur son cou. Pour toutes les fois où c’était lui qui se retrouvait avec un suçon, cette fois-ci ce fut au tour de Renko.

            Celui-ci grogna, ce qui fit rire Carlin bien évidemment. Renko souleva son compagnon et l’allongea sur le canapé. Il en profita pour retirer le dernier rempart de Carlin. Ce n’était pas parce qu’il était devenu un adulte qu’il avait changé pour autant sa manie de ne rien porter sous le pantalon.

            Renko reprit de nouveau possession de la bouche tentatrice avant de glisser ses lèvres et sa langue sur tout le corps de son compagnon qui se sentait de plus en plus enflammé. Après tout ce temps, il le connaissait par cœur. Il connaissait tous les points sensibles. Il ne se gêna pas à s’y rendre pour exacerber le désir de Carlin à l’extrême.

            Carlin se tortillait dans tous les sens, les mains enfoncées dans la chevelure brune. Les lèvres de Renko finirent leur route vers le bout tendu près à éclater. Il l’embrassa avant de l’engloutir et de commencer son mouvement de haut en bas.

            Au bout de quelques minutes, Carlin jouit. Il eut du mal à reprendre conscience, mais après quelques secondes, il se reprit et en gesticulant, il parvint à changer la donne. Bien que cela se résulta par une chute sur le tapis.

- Aïe ! Aïe ! Aïe ! s’exclama le grand brun en tombant sur les fesses. Carlin gloussa avant de chevaucher à nouveau son compagnon. Ce fut à son tour de parcourir tout le corps parfait de Renko. À chaque caresse, à chaque baiser, il pouvait sentir le corps de son ami frissonner sous le plaisir et surtout avec une respiration qui devenait de plus en plus rapide.

            Renko se laissait faire tout en caressant à nouveau le corps de Carlin, de glisser ces mains vers les fesses bien rebondies. Un doigt aventureux, se rendit vers un orifice pour le préparer. Bientôt, n’en pouvant plus, Carlin se positionna et s’emboita au désir intense de Renko.

            Il commença à bouger doucement au début, puis de plus en plus vite jusqu’à devenir infernale. La pression se fit et éclata.

            Carlin se laissa retomber sur son compagnon qui lui entoura la taille. Renko embrassa les tempes de son ami. Celui-ci se redressa légèrement et baisa les lèvres de Renko.

- Tu sais que je t’adore !

            Son ami se mit à rire.

- Heureusement, vu que je fais toujours tes quatre volontés.

            Carlin gloussa. Il se penchait à nouveau pour baiser les lèvres très tentantes, mais un cri, lui fit faire la grimace. Renko se mit à nouveau à rire.

- La récré est terminée ! Papa poule doit aller voir son poussin.

            Carlin se redressa et se rhabilla rapidement. Il allait sortir quand il se retourna vers son compagnon.

- Attends que papa poule est fini ! Il va te picorer toute la nuit pour t’être moqué de lui !